En résumé
Le divorce en islam est un acte permis mais encadré par des règles précises visant à protéger les deux époux. Du talaq (initié par le mari) au khula (demandé par l'épouse), en passant par le faskh (annulation judiciaire), chaque procédure obéit à des conditions strictes fondées sur la justice, la miséricorde et le respect mutuel. La période de iddah, la médiation familiale et les droits financiers constituent les piliers de ce cadre protecteur.
Le divorce dans la perspective islamique
Contrairement à une idée reçue, l'islam n'encourage pas la rupture du lien conjugal. Si le contrat de mariage islamique établit un pacte sacré entre les époux, le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a rappelé que le divorce est « l'acte licite le plus détesté par Allah » (rapporté par Abu Dawud). Cette parole prophétique situe d'emblée le divorce dans un cadre de dernier recours, lorsque la vie commune devient une source de souffrance pour l'un ou les deux époux.
Le Coran pose les fondements de cette approche mesurée. Dans la sourate Al-Baqarah (verset 229), Allah dit : « Le divorce est permis deux fois. Alors, soit garder [sa femme] de manière convenable, soit la libérer avec bonté. » Ce verset établit que la séparation doit toujours s'accompagner de bienveillance et de respect, jamais de rancune ou de vengeance.
La sourate Al-Baqarah (verset 231) insiste davantage sur la notion de justice : « Lorsque vous divorcez d'avec vos femmes et qu'elles atteignent la fin de leur période d'attente, soit vous les retenez de manière convenable, soit vous les libérez de manière convenable. Mais ne les retenez pas pour leur nuire. » Cette injonction coranique protège la femme contre tout abus de pouvoir de la part du mari durant la procédure de séparation.
Avant d'envisager le divorce, l'islam prescrit une étape fondamentale : la médiation familiale. Le Coran ordonne dans la sourate An-Nisa (verset 35) : « Si vous craignez la rupture entre les deux conjoints, envoyez un arbitre de sa famille à lui et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux [époux] désirent la réconciliation, Allah rétablira l'harmonie entre eux. » Ce recours à des médiateurs issus des deux familles traduit la volonté de l'islam d'épuiser toutes les voies de réconciliation avant d'accepter la séparation. Cette démarche s'inscrit dans la logique plus large du repentir sincère et du pardon encouragés par l'islam.
- Dernier recours : le divorce n'intervient qu'après l'échec de toutes les tentatives de réconciliation.
- Justice et miséricorde : les deux valeurs centrales qui encadrent la procédure de séparation en islam.
- Médiation obligatoire : le Coran prescrit la nomination d'arbitres des deux familles avant toute décision de rupture.
- Bienveillance dans la séparation : même en cas de divorce, les époux doivent se traiter avec dignité et respect.
- Protection contre les abus : l'islam interdit de retenir l'épouse pour lui nuire ou de lui reprendre ses droits par la contrainte.

Le talaq : divorce prononcé par l'époux
Le talaq est la forme de divorce la plus connue en droit islamique. Il désigne la dissolution du mariage par une déclaration du mari. Toutefois, cette prérogative n'est pas un pouvoir arbitraire : elle obéit à des conditions strictes destinées à protéger les droits de l'épouse et à préserver les chances de réconciliation.
Le Coran encadre le talaq dans la sourate At-Talaq (versets 1-2) : « O Prophète, quand vous divorcez d'avec vos femmes, faites-le au moment de leur période de pureté, et comptez la période d'attente. » Ce verset impose des conditions temporelles précises : le talaq ne doit pas être prononcé pendant les menstruations de l'épouse, ni après un rapport conjugal dans le cycle en cours.
La jurisprudence islamique distingue trois types de talaq, chacun ayant des conséquences différentes sur la possibilité de retour entre les époux.
| Type | Définition | Possibilité de retour |
|---|---|---|
| Talaq révocable (raj'i) | Premier ou deuxième divorce prononcé dans les règles. Le mari peut reprendre son épouse durant la période de iddah sans nouveau contrat de mariage. | Oui, durant la iddah, sans nouvelle dot ni nouveau contrat |
| Talaq irrévocable mineur (ba'in sughra) | Divorce après expiration de la iddah (premier ou deuxième talaq) ou divorce par khula. Les époux peuvent se remarier avec un nouveau contrat et une nouvelle dot. | Oui, mais avec un nouveau contrat de mariage et une nouvelle dot |
| Talaq irrévocable majeur (ba'in kubra) | Troisième divorce. La femme ne peut plus épouser le même homme sauf si elle se marie avec un autre homme, consomme ce mariage, puis divorce naturellement de lui. | Non, sauf après un mariage intermédiaire sincère (tahlil naturel) |
La période de iddah (attente) est un élément central du talaq. D'une durée de trois cycles menstruels pour les femmes non enceintes, elle remplit plusieurs fonctions : vérifier l'absence de grossesse, offrir un temps de réflexion aux deux époux et permettre une éventuelle réconciliation. Durant cette période, le mari est tenu d'assurer l'entretien de son épouse et de ne pas l'expulser du domicile conjugal.
Conditions de validité du talaq
Le mari doit être sain d'esprit, sobre et agir de son plein gré. Un talaq prononcé sous la contrainte, l'ivresse ou la colère extrême est considéré comme nul par de nombreux savants, conformément au hadith : « Pas de divorce ni d'affranchissement sous la contrainte » (rapporté par Ibn Majah).
Période de pureté rituelle
Le talaq dit « sunni » (conforme à la Sunna) doit être prononcé pendant une période de pureté (tuhr) durant laquelle il n'y a pas eu de rapport conjugal. Un talaq prononcé pendant les menstruations est qualifié de « bid'i » (innovateur) et est considéré comme blâmable, bien que sa validité fasse l'objet de divergences savantes.
Prononciation claire et sans ambiguïté
Le talaq doit être prononcé de manière claire et explicite. Les juristes distinguent les formules explicites (sarih), qui prennent effet immédiatement, des formules allusives (kinaya), dont la validité dépend de l'intention du mari.
- Le talaq progressif (un divorce à la fois) est la procédure recommandée par la Sunna.
- La présence de témoins est recommandée par certaines écoles juridiques pour renforcer la validité de l'acte.
- Le mari doit verser à l'épouse un don de consolation (mut'a) selon la sourate Al-Baqarah (verset 236).
- La validation légale du divorce par les autorités compétentes est fortement conseillée pour protéger les droits des deux parties.

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Le khula : séparation demandée par l'épouse
Le khula représente le droit de la femme à demander la dissolution de son mariage. Ce mécanisme, fondé sur le Coran et la Sunna, témoigne de l'attention portée par l'islam aux droits de la femme dans le divorce et à sa dignité. La femme n'est pas prisonnière d'un mariage qui lui cause du tort : elle dispose d'une voie légale pour s'en libérer.
Le fondement coranique du khula se trouve dans la sourate Al-Baqarah (verset 229) : « Si vous craignez que les deux [conjoints] ne puissent observer les limites d'Allah, nul grief contre eux pour ce que la femme se rachètera. » Ce verset établit clairement le droit de la femme à obtenir sa liberté en restituant tout ou partie de sa dot (mahr) au mari.
Le hadith de la femme de Thabit ibn Qays constitue le précédent prophétique du khula. Selon le récit rapporté par Al-Bukhari, cette femme vint voir le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et lui dit : « Je ne reproche rien à Thabit quant à son caractère ou sa religion, mais je détesterais de tomber dans l'ingratitude en islam. » Le Prophète lui demanda si elle acceptait de rendre le jardin que Thabit lui avait donné en dot. Elle accepta, et le Prophète ordonna à Thabit d'accepter le jardin et de prononcer le divorce. Ce récit montre que la femme peut demander le divorce même en l'absence de faute grave du mari.
La demande de l'épouse
L'épouse exprime sa volonté de mettre fin au mariage auprès de son mari ou devant un juge. Elle n'est pas tenue de justifier sa demande par un motif précis, bien qu'elle doive agir de bonne foi et ne pas nuire injustement à son époux.
La compensation financière
La femme restitue tout ou partie de sa dot (mahr) au mari en échange de la dissolution du mariage. Le montant de la compensation fait l'objet d'un accord entre les époux ou, à défaut, d'une décision du juge. La majorité des savants considèrent que la compensation ne doit pas dépasser le montant de la dot initiale.
L'acceptation du mari ou l'intervention du juge
Si le mari accepte, le khula prend effet immédiatement. S'il refuse, l'épouse peut saisir un juge islamique (qadi) qui examinera la situation et pourra imposer le khula si les conditions sont réunies. Cette possibilité protège la femme contre un refus abusif du mari.
- Le khula est un droit reconnu à la femme, pas une faveur accordée par le mari.
- La iddah après un khula est d'un cycle menstruel selon l'avis prépondérant, contre trois pour le talaq classique.
- Le khula ne compte pas dans les trois talaq : le couple peut se remarier sans restriction liée au nombre de divorces antérieurs.
- La femme conserve tous ses autres droits financiers (entretien durant la iddah, droits sur les enfants).
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Le faskh : annulation judiciaire du mariage
Le faskh constitue une troisième voie de dissolution du mariage, distincte du talaq et du khula. Il s'agit d'une annulation prononcée par un juge islamique (qadi) pour des motifs graves qui rendent la poursuite du mariage impossible ou préjudiciable. Contrairement au khula, l'épouse n'a pas à restituer sa dot puisque la responsabilité de la rupture incombe à une circonstance extérieure ou à une faute de l'autre partie.
Les motifs légitimes du faskh varient selon les écoles juridiques, mais les savants s'accordent sur plusieurs situations qui justifient l'intervention du juge pour dissoudre le mariage. Le faskh protège les époux, et particulièrement l'épouse, contre les situations d'injustice ou de souffrance prolongée.
Le préjudice (darar)
La violence physique ou psychologique, l'insulte récurrente, la négligence grave ou tout comportement qui porte atteinte à la dignité de l'épouse constituent un motif de faskh. L'école malikite est particulièrement ouverte à ce motif, considérant que toute forme de préjudice persistant justifie la dissolution.
L'absence prolongée du mari
Lorsque le mari s'absente pendant une longue période sans motif valable et sans pourvoir à l'entretien de son épouse, celle-ci peut demander le faskh. Les écoles juridiques divergent sur la durée minimale d'absence requise, mais la protection de l'épouse contre l'abandon fait consensus.
Le défaut d'entretien (nafaqa)
Le mari a l'obligation d'assurer l'entretien de son épouse (nourriture, logement, vêtements). S'il refuse ou se trouve dans l'incapacité prolongée de remplir cette obligation, l'épouse peut demander la dissolution du mariage devant le juge.
Le vice caché ou la fraude
Si l'un des époux découvre après le mariage un défaut physique grave dissimulé (maladie contagieuse, impuissance) ou une tromperie sur l'identité, la situation familiale ou la condition sociale, le juge peut annuler le mariage. Ce motif protège le consentement éclairé des deux parties.
- Le faskh ne compte pas dans les trois talaq, ce qui signifie que les époux peuvent se remarier si les circonstances changent.
- L'épouse conserve l'intégralité de sa dot en cas de faskh, puisqu'elle n'est pas à l'origine de la rupture.
- Le rôle du juge (qadi) est primordial : il examine les preuves, entend les deux parties et rend une décision conforme à la charia.
- Le faskh peut être demandé par l'un ou l'autre des époux, bien qu'il soit plus fréquemment sollicité par l'épouse.

Pour comprendre les critères du licite et de l'illicite en islam
Voir les critères halal et haramLes droits et protections après le divorce
L'islam ne considère pas le divorce comme une fin brutale, mais comme une transition qui doit se dérouler dans le respect et la protection des droits de chaque partie. Le Coran et la Sunna prévoient un ensemble de garanties financières, parentales et sociales destinées à préserver la dignité des époux et le bien-être des enfants.
La sourate Al-Baqarah (verset 231) rappelle que le divorce ne doit jamais servir de prétexte pour priver la femme de ses droits : « Ne les retenez pas pour leur nuire, car ce serait de la transgression. Quiconque agit ainsi se fait tort à lui-même. » Les droits après le divorce ne sont pas de simples recommandations morales : ce sont des obligations juridiques contraignantes dans le cadre de la charia.
L'entretien durant la iddah
Le mari est tenu d'assurer l'entretien complet de son ex-épouse pendant toute la durée de la iddah : logement, nourriture, vêtements et soins. Cette obligation persiste même si les époux ne vivent plus sous le même toit. La sourate At-Talaq (verset 6) précise : « Logez-les où vous logez, selon vos moyens. »
La conservation de la dot (mahr)
En cas de talaq ou de faskh, la femme conserve l'intégralité de sa dot. Le Coran interdit formellement au mari de reprendre la dot de force (sourate An-Nisa, verset 20). Ce droit est inaliénable et protège la sécurité financière de la femme après la séparation.
La garde des enfants (hadanah)
La majorité des savants accordent la priorité à la mère pour la garde des jeunes enfants, tant qu'elle remplit les conditions requises, en raison du rang éminent de la maternité en islam. Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Tu as plus droit à lui tant que tu ne te remaries pas » (rapporté par Abu Dawud). Le père conserve la responsabilité financière de l'entretien des enfants.
Le droit au logement
La femme divorcée a droit au logement pendant la période de iddah. Si elle a la garde des enfants, ce droit peut être prolongé tant que les enfants sont en bas âge. Le logement doit être décent et correspondre aux moyens du mari.
| Droit | Bénéficiaire | Fondement |
|---|---|---|
| Entretien durant la iddah | Épouse divorcée | Sourate At-Talaq, verset 6 |
| Conservation de la dot (mahr) | Épouse (talaq et faskh) | Sourate An-Nisa, verset 20 |
| Garde des jeunes enfants | Mère (prioritaire) | Hadith rapporté par Abu Dawud |
| Entretien des enfants | Enfants (à charge du père) | Consensus des savants (ijma') |
| Logement durant la iddah | Épouse divorcée | Sourate At-Talaq, versets 1 et 6 |
| Don de consolation (mut'a) | Épouse répudiée | Sourate Al-Baqarah, verset 236 |
- La femme enceinte divorcée a droit à l'entretien jusqu'à l'accouchement, quelle que soit la forme du divorce.
- L'allaitement est un droit de l'enfant : le père doit rémunérer la mère si elle allaite après le divorce (sourate Al-Baqarah, verset 233).
- Le droit de visite du parent non gardien est reconnu par les savants comme un droit de l'enfant et du parent.
- La femme divorcée conserve ses droits successoraux durant la période de iddah en cas de talaq révocable.

Selon votre situation personnelle
Le divorce est une épreuve qui touche chaque personne différemment selon son rôle et sa situation. Les règles islamiques tiennent compte de cette diversité pour offrir un cadre protecteur adapté à chacun.
Pour un époux en difficulté
Si vous traversez une crise conjugale, l'islam vous encourage à chercher la réconciliation avant toute décision. Sollicitez la médiation familiale prescrite par le Coran (sourate An-Nisa, verset 35), prenez le temps de la réflexion et consultez un imam ou un conseiller. Le talaq ne doit jamais être prononcé sous l'impulsion de la colère.
Pour une épouse souhaitant le divorce
Sachez que l'islam vous accorde le droit de demander la dissolution du mariage par le khula ou le faskh. Vous n'êtes pas contrainte de rester dans un mariage qui vous cause du tort. Renseignez-vous sur vos droits, entourez-vous de personnes de confiance et n'hésitez pas à solliciter l'aide d'un juge si votre mari refuse le divorce.
Pour un médiateur familial
Le rôle du médiateur est capital dans la procédure de divorce islamique. Votre mission est d'écouter les deux parties avec impartialité, de chercher sincèrement la réconciliation et, si celle-ci s'avère impossible, d'accompagner le couple vers une séparation respectueuse des droits de chacun. Le Coran (sourate An-Nisa, verset 35) vous confie la responsabilité de faciliter le dialogue et de préserver l'intérêt des enfants.
Questions fréquentes
Oui, le divorce est permis en islam, mais il est considéré comme l'acte licite le plus détesté par Allah selon un hadith rapporté par Abu Dawud. L'islam le tolère comme dernier recours lorsque la vie conjugale devient insoutenable et que toutes les tentatives de réconciliation ont échoué, notamment la médiation familiale prescrite par le Coran (sourate An-Nisa, verset 35).
Le talaq est un divorce initié par l'époux, le khula est une séparation demandée par l'épouse en échange de la restitution de tout ou partie de sa dot (mahr), et le faskh est une annulation judiciaire prononcée par un juge islamique (qadi) pour des motifs graves comme le préjudice, l'absence prolongée ou le défaut d'entretien. Chacune de ces procédures a ses propres conditions et conséquences juridiques.
Absolument. La femme dispose du droit de demander le divorce par la voie du khula, en restituant sa dot au mari. Ce droit est fondé sur le Coran (sourate Al-Baqarah, verset 229) et sur le hadith de la femme de Thabit ibn Qays rapporté par Al-Bukhari. Elle peut également demander le faskh devant un juge si elle subit un préjudice, un abandon ou un défaut d'entretien.
La iddah est une période d'attente obligatoire après le divorce, d'une durée de trois cycles menstruels pour les femmes non enceintes (sourate Al-Baqarah, verset 228), ou jusqu'à l'accouchement pour les femmes enceintes. Durant cette période, l'épouse reste dans le domicile conjugal, le mari assure son entretien, et une réconciliation reste possible en cas de talaq révocable.
Selon la jurisprudence islamique majoritaire, la mère a la priorité pour la garde des jeunes enfants (hadanah), tant qu'elle remplit les conditions requises (raison, aptitude, absence de remariage selon certaines écoles). Le père reste responsable de l'entretien financier des enfants. L'intérêt supérieur de l'enfant demeure le critère déterminant, et le juge peut adapter cette règle selon les circonstances.
Cette question fait l'objet de divergences entre les savants. La majorité des juristes classiques (hanafites, malikites, shafiites) considèrent que les trois talaq prononcés en une fois comptent comme trois et rendent le divorce irrévocable. En revanche, l'avis d'Ibn Taymiyya et d'Ibn Al-Qayyim, adopté par certaines juridictions contemporaines, les compte comme un seul talaq révocable.
En cas de talaq (divorce initié par le mari), la femme conserve l'intégralité de sa dot (mahr). En cas de khula (divorce demandé par l'épouse), elle restitue tout ou partie de la dot au mari en échange de la dissolution du mariage. Le Coran interdit formellement au mari de reprendre la dot de force (sourate An-Nisa, verset 20).
Le Coran prescrit la médiation familiale avant toute séparation : « Si vous craignez la rupture entre les deux conjoints, envoyez un arbitre de sa famille à lui et un arbitre de sa famille à elle » (sourate An-Nisa, verset 35). Cette médiation vise à explorer toutes les voies de réconciliation avant de recourir au divorce. La plupart des juridictions islamiques l'imposent comme étape préalable.