En résumé
Après chaque adhan, le musulman est invité à répéter les paroles du muezzin puis à réciter une doua spécifique enseignée par le Prophète (paix et salut sur lui). Cette invocation demande à Allah d'accorder au Prophète Muhammad la wasila (rang élevé au Paradis) et l'intercession (shafa'a). Le moment entre l'adhan et l'iqamah est un temps privilégié où les douas ne sont pas rejetées, ce qui en fait une occasion précieuse à ne pas manquer.
Répéter les paroles du muezzin pendant l'adhan
Avant même de réciter la doua après l'adhan, le musulman doit suivre une sunna importante : répéter les paroles du muezzin au fur et à mesure qu'il les prononce. Cette pratique est un acte d'adoration à part entière, confirmé par plusieurs hadiths authentiques du Prophète (paix et salut sur lui).
إذا سمعتم المؤذن فقولوا مثل ما يقول المؤذن
« Lorsque vous entendez le muezzin, répétez ce qu'il dit. »
— Rapporté par al-Bukhari (611) et Muslim (383)
Le principe est simple : à chaque phrase prononcée par le muezzin, l'auditeur répète exactement les mêmes mots. Cependant, il existe une exception importante. Lorsque le muezzin dit « Hayya 'ala as-salah » (venez à la prière) et « Hayya 'ala al-falah » (venez au succès), l'auditeur ne répète pas ces phrases mais dit à la place :
لَا حَوْلَ وَلَا قُوَّةَ إِلَّا بِاللَّهِ
Phonétique : La hawla wa la quwwata illa billah
« Il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah »
Rapporté par Muslim (385)
Cette formule, appelée hawqala, est considérée par les savants comme un trésor parmi les trésors du Paradis. En la prononçant à ce moment précis, le musulman reconnaît que toute capacité d'accomplir la prière et toute force pour se lever vers l'adoration ne viennent que d'Allah seul. C'est une déclaration de dépendance totale envers le Créateur.
De même, lors de l'adhan du fajr, le muezzin ajoute la phrase « As-salatu khayrun min an-nawm » (la prière est meilleure que le sommeil). L'auditeur répète cette phrase telle quelle. Cette particularité de l'adhan du fajr rappelle au croyant que quitter la chaleur de son lit pour se présenter devant Allah est un acte d'une valeur inestimable.
- Répéter mot à mot : chaque phrase du muezzin est répétée identiquement par l'auditeur, que l'on soit chez soi, au travail ou en déplacement.
- Exception des Hayya : remplacer « Hayya 'ala as-salah » et « Hayya 'ala al-falah » par la hawqala.
- Récompense immense : le Prophète (paix et salut sur lui) a promis le Paradis à celui qui répète après le muezzin avec conviction du coeur. Pour approfondir les invocations en islam, consultez notre guide complet.

La doua complète après l'adhan : texte arabe, phonétique et traduction
Une fois que le muezzin a terminé l'adhan et que l'auditeur a répété ses paroles, vient le moment de réciter la doua spécifique enseignée par le Prophète (paix et salut sur lui). Cette invocation est rapportée dans un hadith authentique de Sahih al-Bukhari et constitue la sunna la plus importante après l'appel à la prière.
Avant de réciter cette doua, le musulman envoie la salat (prière) sur le Prophète Muhammad (paix et salut sur lui). Muslim rapporte que le Prophète a dit : « Lorsque vous entendez le muezzin, répétez ce qu'il dit, puis priez sur moi, car quiconque prie sur moi une fois, Allah prie sur lui dix fois » (Muslim 384). La salat sur le Prophète avant la doua est donc une étape essentielle.
1. La doua principale après l'adhan
اللَّهُمَّ رَبَّ هَذِهِ الدَّعْوَةِ التَّامَّةِ وَالصَّلاَةِ الْقَائِمَةِ آتِ مُحَمَّدًا الْوَسِيلَةَ وَالْفَضِيلَةَ وَابْعَثْهُ مَقَامًا مَحْمُودًا الَّذِي وَعَدْتَهُ
Phonétique : Allahumma rabba hadhihi ad-da'wati at-tammah, was-salati al-qa'imah, ati Muhammadan al-wasilata wal-fadilah, wab'athhu maqaman mahmudan alladhi wa'adtah
« Seigneur de cet appel parfait et de la prière qui va être accomplie, accorde à Muhammad la wasila et le mérite, et ressuscite-le au rang louable que Tu lui as promis »
Rapporté par al-Bukhari (614)
Chaque mot de cette invocation porte un sens profond. La « da'wa tammah » (appel parfait) désigne l'adhan lui-même, qualifié de parfait car il contient les fondements de la foi : le tawhid, la shahada et l'appel à la prière. La « salat al-qa'imah » (prière qui va être accomplie) fait référence à la prière obligatoire qui suivra l'adhan.
2. La salat ibrahimiyya (prière sur le Prophète)
Avant ou après la doua principale, il est recommandé de réciter la salat sur le Prophète. La formule la plus complète est la salat ibrahimiyya :
اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آلِ مُحَمَّدٍ كَمَا صَلَّيْتَ عَلَى إِبْرَاهِيمَ وَعَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ
Phonétique : Allahumma salli 'ala Muhammadin wa 'ala ali Muhammadin kama sallayta 'ala Ibrahima wa 'ala ali Ibrahima innaka hamidun majid
« Seigneur, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu as prié sur Ibrahim et sur la famille d'Ibrahim, Tu es certes Digne de louange et de gloire »
Rapporté par al-Bukhari (3370) et Muslim (406)
3. La demande de la wasila
Le Prophète (paix et salut sur lui) a également enseigné une formule complémentaire à réciter après l'adhan pour demander la wasila :
أَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ رَضِيتُ بِاللَّهِ رَبًّا وَبِمُحَمَّدٍ رَسُولًا وَبِالْإِسْلَامِ دِينًا
Phonétique : Ash-hadu an la ilaha illAllahu wahdahu la sharika lah, wa anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluh, raditu billahi rabban wa bi Muhammadin rasulan wa bil-islami dinan
« J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah, Seul sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son messager. J'agrée Allah comme Seigneur, Muhammad comme messager et l'islam comme religion »
Rapporté par Muslim (386)
من قال حين يسمع النداء: اللهم رب هذه الدعوة التامة والصلاة القائمة آت محمدا الوسيلة والفضيلة وابعثه مقاما محمودا الذي وعدته حلت له شفاعتي يوم القيامة
« Quiconque dit en entendant l'appel (à la prière) : 'Ô Allah, Seigneur de cet appel parfait et de la prière qui va être accomplie, accorde à Muhammad la wasila et le mérite, et ressuscite-le au rang louable que Tu lui as promis', mon intercession lui sera acquise le Jour du Jugement. »
— Rapporté par al-Bukhari (614)
Comprenez vos douas en arabe
Apprendre l'arabe vous permet de comprendre le Coran et les invocations prophétiques dans leur langue originale. Découvrez des formations adaptées aux francophones.
Voir les formations recommandéesL'intercession (shafa'a) du Prophète et la doua après l'adhan
L'un des mérites les plus extraordinaires de la doua après l'adhan est qu'elle ouvre la porte à l'intercession du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) au Jour du Jugement. Le hadith est explicite : « Mon intercession lui sera acquise le Jour du Jugement » (al-Bukhari). Cette promesse prophétique confère à cette simple invocation une valeur incommensurable.
La shafa'a (intercession) du Prophète est un concept fondamental en islam. Au Jour du Jugement, lorsque les gens seront rassemblés dans une angoisse indescriptible, le Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) sera le seul à pouvoir intercéder auprès d'Allah pour que le Jugement commence. C'est le « maqam mahmud » (rang louable) mentionné dans la doua après l'adhan et dans le Coran : « Il se peut que ton Seigneur te ressuscite en un rang louable » (Coran, 17:79).
En demandant la wasila et le maqam mahmud pour le Prophète après chaque adhan, le musulman remplit une condition essentielle pour bénéficier de cette intercession. Il s'agit d'un acte simple qui ne prend que quelques secondes, mais dont la récompense s'étend jusqu'au Jour Dernier. Les savants insistent sur le fait que négliger cette doua, c'est se priver volontairement d'un bien immense alors que le coût en est infime.
La wasila, quant à elle, est décrite par le Prophète comme un degré au Paradis qui ne sera accordé qu'à un seul serviteur d'Allah. Le Prophète (paix et salut sur lui) a exprimé l'espoir d'être ce serviteur et a demandé à sa communauté de l'aider en formulant cette doua. Chaque fois qu'un musulman récite cette invocation après l'adhan, il participe à cette demande collective et mérite en retour l'intercession prophétique.

Le moment béni entre l'adhan et l'iqamah : un temps d'exaucement
Au-delà de la doua spécifique après l'adhan, le Prophète (paix et salut sur lui) a enseigné que tout l'intervalle entre l'adhan et l'iqamah est un moment privilégié où les invocations sont exaucées. Ce temps, souvent court, représente une fenêtre d'or spirituelle que le musulman averti ne devrait jamais laisser passer.
الدعاء لا يرد بين الأذان والإقامة
« La doua entre l'adhan et l'iqamah n'est pas rejetée. »
— Rapporté par Abu Dawud (521) et at-Tirmidhi (212), authentifié par al-Albani
Ce hadith est d'une clarté remarquable. La formulation « n'est pas rejetée » (la yuraddu) signifie qu'Allah accepte et exauce les invocations faites durant cet intervalle. Les compagnons du Prophète (qu'Allah les agrée) avaient parfaitement compris cette réalité et s'empressaient de formuler leurs demandes entre l'adhan et l'iqamah.
Concrètement, après avoir récité la doua prescrite après l'adhan, le musulman devrait profiter de chaque instant restant avant l'iqamah pour adresser à Allah ses demandes personnelles. Qu'il s'agisse de demander la guérison, la subsistance, la guidée pour soi ou pour ses proches, le pardon des péchés ou la protection contre les épreuves, ce moment est idéal. Cinq prières par jour signifient cinq occasions quotidiennes de profiter de ce temps béni.
Les savants recommandent de préparer mentalement ses invocations avant l'adhan afin de ne pas perdre de temps à chercher quoi demander. Avoir une liste de douas personnelles à formuler permet de tirer le maximum de bénéfice de cet intervalle. Pour découvrir les invocations à réciter après la prière elle-même, consultez notre article sur la doua après la prière en islam.
Réciter la doua après l'adhan
Commencer par la doua prescrite (Allahumma rabba hadhihi ad-da'wati at-tammah...) et la salat sur le Prophète.
Formuler ses demandes personnelles
Profiter du temps restant pour adresser à Allah toutes ses demandes : guérison, subsistance, guidée, pardon, protection.
Invoquer avec présence du coeur
La qualité de la doua prime sur la quantité. Invoquer avec humilité, certitude et concentration maximise les chances d'exaucement.
Ne pas négliger ce moment cinq fois par jour
Chaque prière offre cette opportunité. Cinq adhans quotidiens représentent cinq fenêtres d'exaucement à ne pas manquer.
Douas complémentaires à réciter après l'adhan
En plus de la doua principale après l'adhan, le musulman peut enrichir ce moment béni avec d'autres invocations authentiques tirées de la Sunna. Ces douas complémentaires permettent de maximiser la récompense et de profiter pleinement de cet intervalle d'exaucement entre l'adhan et l'iqamah.
1. La shahada après l'adhan
Le Prophète (paix et salut sur lui) a enseigné que celui qui prononce la shahada avec sincérité après l'adhan verra ses péchés pardonnés :
أَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ رَضِيتُ بِاللَّهِ رَبًّا وَبِمُحَمَّدٍ رَسُولًا وَبِالْإِسْلَامِ دِينًا
Phonétique : Ash-hadu an la ilaha illAllahu wahdahu la sharika lah, wa anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluh, raditu billahi rabban wa bi Muhammadin rasulan wa bil-islami dinan
« J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah, Seul sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son messager. J'agrée Allah comme Seigneur, Muhammad comme messager et l'islam comme religion »
Rapporté par Muslim (386)
من قال حين يسمع المؤذن: وأنا أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له وأن محمدا عبده ورسوله رضيت بالله ربا وبمحمد رسولا وبالإسلام دينا غفر له ذنبه
« Quiconque dit en entendant le muezzin : 'Et moi aussi j'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah, Seul sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son messager. J'agrée Allah comme Seigneur, Muhammad comme messager et l'islam comme religion', ses péchés lui seront pardonnés. »
— Rapporté par Muslim (386)
2. La demande de pardon (istighfar)
Le moment entre l'adhan et l'iqamah est propice au repentir et à la demande de pardon. Le sayyid al-istighfar est particulièrement recommandé :
أَسْتَغْفِرُ اللَّهَ الْعَظِيمَ الَّذِي لَا إِلَهَ إِلَّا هُوَ الْحَيُّ الْقَيُّومُ وَأَتُوبُ إِلَيْهِ
Phonétique : Astaghfirullaha al-'adhima alladhi la ilaha illa huwa al-hayyu al-qayyumu wa atubu ilayh
« Je demande pardon à Allah, le Très Grand, Celui en dehors de Qui il n'y a pas de divinité, le Vivant, l'Immuable, et je me repens auprès de Lui »
Rapporté par Abu Dawud (1517) et at-Tirmidhi (3577)
Ces invocations complémentaires, ajoutées à la doua principale après l'adhan, forment un ensemble complet d'adorations qui transforment chaque appel à la prière en une véritable station spirituelle. Le musulman qui pratique régulièrement ces sunnas cinq fois par jour accumule une récompense considérable et renforce constamment son lien avec Allah. Pour découvrir les invocations spécifiques à la prière de l'aube, consultez notre article sur la doua du fajr en islam.
Conditions et convenances (adab) de la doua après l'adhan
Pour tirer le maximum de bénéfice de la doua après l'adhan, le musulman doit respecter certaines convenances (adab) qui encadrent cette pratique. Ces règles, tirées du Coran et de la Sunna, permettent d'optimiser les conditions d'exaucement et de vivre ce moment avec la profondeur spirituelle qu'il mérite.
Arrêter toute activité
Lorsque l'adhan retentit, il est recommandé d'interrompre ses occupations pour répéter après le muezzin. Continuer à parler, travailler ou se divertir pendant l'adhan prive le musulman de cette récompense.
La présence du coeur (khushu')
Réciter la doua machinalement, sans réfléchir à son sens, diminue son impact spirituel. Le musulman doit méditer chaque mot et ressentir la grandeur de ce qu'il demande à Allah.
Se tourner vers la qibla
Bien que cela ne soit pas une condition obligatoire, se tourner vers la direction de la Mecque pendant l'invocation est une sunna recommandée qui augmente la concentration et le recueillement.
Lever les mains
Lever les mains est une sunna lors de l'invocation. Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Allah est pudique et généreux, Il a honte de repousser les mains vides de Son serviteur qui les lève vers Lui » (Abu Dawud).
En résumé, la doua après l'adhan n'est pas une simple formalité à expédier rapidement. C'est un rendez-vous quotidien entre le serviteur et son Seigneur, un moment de connexion spirituelle profonde qui mérite d'être vécu avec conscience et dévotion. Le musulman qui honore ce rendez-vous cinq fois par jour verra, bi idhnillah, ses invocations exaucées et sa vie transformée par la baraka de cette sunna prophétique.
- Régularité : la constance dans cette pratique est plus aimée d'Allah que des actes occasionnels intenses. Cinq adhans, cinq douas, chaque jour sans exception.
- Enseigner aux enfants : transmettre cette sunna aux plus jeunes leur permet de grandir avec cette habitude et de récolter ses fruits tout au long de leur vie.
- Applications mobiles : utiliser les notifications des horaires de prière pour se rappeler de réciter la doua après l'adhan, même lorsqu'on n'entend pas le muezzin directement.
Lire aussi
Doua après la prière en islamDécouvrez les invocations authentiques à réciter après chaque prière obligatoire pour compléter votre adoration.
Apprenez l'arabe pour comprendre les invocations dans leur langue originale
Maîtrisez la langue du Coran pour réciter les douas avec compréhension et profondeur spirituelle. Découvrez nos formations en ligne adaptées à tous les niveaux.
Questions fréquentes
La doua principale après l'adhan est : « Allahumma rabba hadhihi ad-da'wati at-tammah, was-salati al-qa'imah, ati Muhammadan al-wasilata wal-fadilah, wab'athhu maqaman mahmudan alladhi wa'adtah » (Seigneur de cet appel parfait et de la prière qui va être accomplie, accorde à Muhammad la wasila et le mérite, et ressuscite-le au rang louable que Tu lui as promis). Ce hadith est rapporté par al-Bukhari.
Oui, il est recommandé (sunna) de répéter les paroles du muezzin mot à mot pendant l'adhan. La seule exception concerne les deux « Hayya 'ala as-salah » et « Hayya 'ala al-falah » où l'on dit à la place « La hawla wa la quwwata illa billah » (il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah). Cela est rapporté par Muslim.
Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « La doua entre l'adhan et l'iqamah n'est pas rejetée » (rapporté par Abu Dawud et at-Tirmidhi). Ce moment est donc un temps privilégié d'exaucement où le musulman devrait multiplier les invocations personnelles et les demandes à Allah.
La wasila est un rang élevé au Paradis réservé exclusivement au Prophète Muhammad (paix et salut sur lui). Le Prophète a dit : « La wasila est un rang auprès d'Allah qui ne convient qu'à un seul serviteur, et j'espère être celui-là. Quiconque demande pour moi la wasila, mon intercession lui sera acquise » (rapporté par Muslim). Demander la wasila pour le Prophète après l'adhan est donc un moyen d'obtenir son intercession.
La doua spécifique après l'adhan (Allahumma rabba hadhihi ad-da'wati at-tammah...) doit être récitée en arabe car c'est un dhikr prescrit. En revanche, les invocations personnelles faites entre l'adhan et l'iqamah peuvent être formulées dans n'importe quelle langue, y compris le français.
La doua après l'adhan est une sunna fortement recommandée (sunna mu'akkadah), et non une obligation (wajib). Le Prophète (paix et salut sur lui) l'a enseignée et pratiquée régulièrement. La négliger revient à se priver d'une récompense immense, notamment l'intercession du Prophète au Jour du Jugement.
Lors de l'adhan du fajr, le muezzin ajoute « As-salatu khayrun min an-nawm » (la prière est meilleure que le sommeil). L'auditeur répète cette phrase. Pour le reste, la doua après l'adhan du fajr est identique à celle des autres prières. Cependant, le moment du fajr étant particulièrement béni, les savants encouragent à multiplier les invocations à ce moment.
Oui, absolument. Le moment entre l'adhan et l'iqamah est un temps d'exaucement confirmé par le hadith authentique. Après avoir récité la doua prescrite après l'adhan, le musulman est fortement encouragé à formuler toutes ses demandes personnelles à Allah : guérison, subsistance, guidée, pardon, etc.
