Pèlerins accomplissant le tawaf autour de la Kaaba lors du hajj avec invocations et douas en islam

Doua du tawaf et de la Kaaba : invocations authentiques en islam

Les invocations prophétiques pour le tawaf, le Hajr al-Aswad, le Multazam et le sa'y entre Safa et Marwa. Textes en arabe, phonétique et traduction française.

En résumé

Le tawaf autour de la Kaaba est l'un des rites les plus sacrés de l'islam. Chaque tour de circumambulation est une occasion unique d'invoquer Allah au plus près de Sa Maison sacrée. Le Prophète (paix et salut sur lui) a enseigné des invocations spécifiques pour le Hajr al-Aswad, le passage entre le Rukn Yamani et la Pierre Noire, le Multazam, ainsi que pour le sa'y entre Safa et Marwa. Découvrez ces douas authentiques en arabe avec phonétique et traduction.

Le tawaf autour de la Kaaba : signification et règles

Le tawaf (طواف) désigne la circumambulation rituelle autour de la Kaaba, la Maison sacrée d'Allah située à La Mecque. Ce rite constitue un pilier fondamental du hajj et de la omra, et représente l'un des actes d'adoration les plus anciens de l'humanité. Depuis l'époque du prophète Ibrahim (paix sur lui) qui a élevé les fondations de la Kaaba avec son fils Ismaïl, les croyants tournent autour de cette demeure bénie en glorifiant Allah.

Le tawaf comprend sept tours (ashwat) effectués dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, en gardant la Kaaba à sa gauche. Chaque tour commence et se termine au niveau de la Pierre Noire (Hajr al-Aswad), marquée par une ligne noire au sol. Le pèlerin doit être en état de pureté rituelle (wudu), couvrir sa awra et avoir l'intention (niyya) sincère de s'approcher d'Allah par cet acte d'adoration.

الطواف بالبيت صلاة إلا أن الله أباح فيه الكلام

« Le tawaf autour de la Maison est une prière, sauf qu'Allah y a permis la parole. »

Rapporté par at-Tirmidhi (960), an-Nasa'i

Ce hadith illustre la sacralité du tawaf : il est considéré comme une forme de prière. C'est pourquoi le pèlerin doit l'accomplir avec le même recueillement, la même humilité et la même concentration que dans la salat. La différence est qu'il est permis de parler durant le tawaf, mais les savants recommandent de limiter les paroles au dhikr, aux douas et à la récitation du Coran pour tirer le maximum de bénéfice spirituel de ces instants précieux passés autour de la Maison d'Allah.

  • Le raml : lors des trois premiers tours du tawaf d'arrivée (tawaf al-qudum), il est sunna pour les hommes de marcher d'un pas rapide en bombant les épaules.
  • L'idtiba' : les hommes découvrent l'épaule droite en passant l'ihram sous l'aisselle droite durant le tawaf d'arrivée uniquement.
  • Après le tawaf : le pèlerin accomplit deux rak'at derrière le Maqam Ibrahim si possible, en récitant sourate Al-Kafirun et sourate Al-Ikhlas.
Vue de la Kaaba entourée de pèlerins accomplissant le tawaf lors du hajj en islam

Doua au Hajr al-Aswad (Pierre Noire) : Bismillah Allahu Akbar

Le Hajr al-Aswad (الحجر الأسود), la Pierre Noire, est encastré dans le coin est de la Kaaba. C'est le point de départ et d'arrivée de chaque tour du tawaf. Selon la tradition islamique, cette pierre provient du Paradis et fut descendue avec Adam (paix sur lui). Le Prophète (paix et salut sur lui) l'embrassait lors de son tawaf, établissant ainsi une sunna que les pèlerins s'efforcent de suivre depuis plus de quatorze siècles.

À chaque passage devant la Pierre Noire, le pèlerin prononce l'invocation suivante, qu'il puisse toucher ou embrasser la pierre, ou qu'il se contente de pointer vers elle de la main droite en raison de la foule :

بِسْمِ اللَّهِ وَاللَّهُ أَكْبَرُ

Phonétique : Bismillah, Allahu Akbar

« Au nom d'Allah, Allah est le Plus Grand »

Pratique rapportée dans plusieurs recueils de hadiths

الحجر الأسود من الجنة وكان أشد بياضاً من الثلج حتى سودته خطايا أهل الشرك

« La Pierre Noire vient du Paradis. Elle était plus blanche que la neige, mais les péchés des idolâtres l'ont noircie. »

Rapporté par at-Tirmidhi (877), an-Nasa'i (2935)

Les savants précisent que toucher ou embrasser la Pierre Noire n'est pas une obligation du tawaf. Si la foule est dense, il suffit de pointer vers elle avec la main droite en disant « Bismillah, Allahu Akbar ». L'essentiel est d'accomplir le geste avec foi et conviction, sans bousculer ni gêner les autres pèlerins. Le Prophète (paix et salut sur lui) a enseigné que la Pierre Noire témoignera le Jour du Jugement en faveur de ceux qui l'ont touchée avec sincérité.

Au-delà de cette formule, le pèlerin peut ajouter des invocations personnelles à chaque passage devant le Hajr al-Aswad. C'est un moment particulièrement propice pour demander le pardon d'Allah, la guidance et la miséricorde. Certains savants recommandent également de dire « Allahumma imanan bika wa tasdiqan bi kitabika wa wafa'an bi 'ahdika wa ittiba'an li sunnati nabiyyika » (Seigneur, par foi en Toi, en croyant en Ton Livre, en respectant Ton pacte et en suivant la sunna de Ton Prophète).

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Doua entre le Rukn Yamani et le Hajr al-Aswad

Le passage entre le Rukn Yamani (le coin yéménite de la Kaaba) et le Hajr al-Aswad est le lieu d'une invocation spécifiquement enseignée par le Prophète (paix et salut sur lui). C'est la seule doua du tawaf qui fait l'objet d'un texte précis rapporté de manière authentique dans la Sunna. Les compagnons du Prophète la récitaient à chaque tour lors de ce passage.

رَبَّنَا آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الْآخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ

Phonétique : Rabbana atina fid-dunya hasanatan wa fil-akhirati hasanatan wa qina 'adhab an-nar

« Notre Seigneur, accorde-nous une belle part dans ce monde, une belle part dans l'au-delà, et protège-nous du châtiment du Feu »

Coran, sourate Al-Baqara (2:201) — Rapporté par Abu Dawud (1892)

Cette invocation coranique est d'une beauté et d'une complétude remarquables. En quelques mots, elle englobe tout ce que le croyant peut désirer : le bien dans cette vie terrestre (santé, subsistance licite, famille pieuse, connaissance bénéfique), le bien dans l'au-delà (le Paradis et l'agrément d'Allah), et la protection contre le pire des châtiments. Le Prophète (paix et salut sur lui) faisait abondamment cette doua, pas seulement durant le tawaf mais en de nombreuses occasions.

Le Rukn Yamani lui-même est un endroit béni. Le Prophète (paix et salut sur lui) le touchait de la main droite à chaque passage, sans l'embrasser. Contrairement au Hajr al-Aswad, on ne fait pas de takbir en touchant le Rukn Yamani, on le touche simplement de la main droite en silence, puis on commence à réciter la doua « Rabbana atina... » jusqu'au Hajr al-Aswad où l'on prononce le takbir pour entamer le tour suivant.

Les savants expliquent que cette portion du tawaf, entre les deux coins de la Kaaba, est un moment de proximité intense avec Allah. Le pèlerin qui récite cette doua avec présence de coeur et certitude verra son invocation exaucée, car il combine plusieurs facteurs d'exaucement : un lieu sacré (la Kaaba), un rite d'adoration (le tawaf), une invocation prophétique et un coeur tourné vers Allah. C'est pourquoi les compagnons ne négligeaient jamais cette doua lors de leur pèlerinage.

Pèlerins en prière près de la Kaaba récitant la doua entre le Rukn Yamani et le Hajr al-Aswad

Doua au Multazam : le lieu où les invocations sont exaucées

Le Multazam (الملتزم) est la partie du mur de la Kaaba située entre la Pierre Noire et la porte de la Kaaba, sur une distance d'environ deux mètres. Son nom vient du verbe arabe « iltazama » qui signifie « s'accrocher » ou « s'attacher », car les compagnons du Prophète s'y collaient le corps pour invoquer Allah. C'est un lieu où les douas sont particulièrement exaucées selon la tradition prophétique.

Ibn Abbas (qu'Allah l'agrée) avait l'habitude de se coller au Multazam, plaçant sa poitrine, son visage et ses bras étendus contre le mur de la Kaaba, puis il invoquait Allah avec ferveur. Il rapportait que c'est entre la Pierre Noire et la porte de la Kaaba que les douas sont le plus facilement exaucées. Cette pratique des compagnons est rapportée par al-Bayhaqi et d'autres.

اللَّهُمَّ يَا رَبَّ الْبَيْتِ الْعَتِيقِ أَعْتِقْ رِقَابَنَا وَرِقَابَ آبَائِنَا وَأُمَّهَاتِنَا وَأَبْنَائِنَا مِنَ النَّارِ

Phonétique : Allahumma ya Rabbal-Baytil-'Atiq, a'tiq riqabana wa riqaba aba'ina wa ummahatina wa abna'ina min an-nar

« Seigneur, Maître de la Maison Ancienne, affranchis nos cous, ceux de nos pères, de nos mères et de nos enfants du Feu »

Invocation rapportée dans la pratique des compagnons

Au Multazam, le pèlerin n'est pas limité à une doua spécifique. Il peut adresser à Allah toutes ses demandes personnelles : guérison d'une maladie, résolution d'une difficulté, guidance pour un proche, pardon des péchés, protection contre les épreuves. Les savants conseillent de profiter de cet emplacement béni pour faire les douas les plus importantes, celles qui touchent le coeur et que l'on porte depuis longtemps. C'est un moment d'intimité rare avec le Créateur, au plus près de Sa Maison.

ما بين الركن والباب ملتزم، ما دعا أحد فيه إلا استجيب له

« Ce qui est entre le coin (de la Pierre Noire) et la porte est le Multazam. Personne n'y invoque sans que sa doua ne soit exaucée. »

Rapporté par al-Bayhaqi et Ibn Abi Shayba

Doua du sa'y entre Safa et Marwa

Le sa'y (السعي) entre les monts Safa et Marwa est un rite obligatoire du hajj et de la omra. Il consiste à effectuer sept allers-retours entre ces deux collines, commémorant la course de Hajar (la mère du prophète Ismaïl) à la recherche d'eau pour son fils nouveau-né dans le désert. Cette course éperdue, motivée par la confiance en Allah et l'amour maternel, fut récompensée par le jaillissement miraculeux de la source de Zamzam.

En arrivant sur le mont Safa, le pèlerin se tourne vers la Kaaba et récite le verset coranique suivant, puis prononce une invocation spécifique trois fois :

إِنَّ الصَّفَا وَالْمَرْوَةَ مِنْ شَعَائِرِ اللَّهِ

Phonétique : Inna as-Safa wal-Marwata min sha'a'irillah

« Certes, Safa et Marwa font partie des rites sacrés d'Allah »

Coran, sourate Al-Baqara (2:158)

Après avoir récité ce verset, le pèlerin dit : « Abda'u bima bada'a Allahu bihi » (Je commence par ce par quoi Allah a commencé), puis il prononce le takbir et la doua suivante, qu'il répète trois fois en intercalant des invocations personnelles :

لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ، لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ، لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ، أَنْجَزَ وَعْدَهُ، وَنَصَرَ عَبْدَهُ، وَهَزَمَ الْأَحْزَابَ وَحْدَهُ

Phonétique : La ilaha illAllah wahdahu la sharika lah, lahul-mulku wa lahul-hamdu wa huwa 'ala kulli shay'in qadir. La ilaha illAllah wahdahu, anjaza wa'dahu, wa nasara 'abdahu, wa hazamal-ahzaba wahdahu

« Il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah Seul, sans associé. À Lui la royauté, à Lui la louange, et Il est capable de toute chose. Il n'y a de divinité qu'Allah Seul, Il a tenu Sa promesse, secouru Son serviteur et défait les coalisés à Lui Seul »

Rapporté par Muslim (1218) dans le hadith de Jabir sur le pèlerinage du Prophète

Le Prophète (paix et salut sur lui) prononçait cette invocation trois fois sur Safa, en faisant des douas personnelles entre chaque récitation. Il faisait de même sur Marwa. Entre les deux monts, le pèlerin marche normalement, sauf dans la zone marquée par des lumières vertes où les hommes accélèrent le pas (harwala), commémorant ainsi la course de Hajar. Durant ce parcours, le pèlerin est libre de faire toute invocation personnelle, de réciter le Coran ou de multiplier le dhikr.

Le sa'y entre Safa et Marwa est un rappel puissant de la confiance en Allah (tawakkul). Hajar, seule dans le désert avec son enfant assoiffé, n'a pas abandonné l'espoir. Elle a agi en cherchant de l'eau tout en plaçant sa confiance en Allah. Cette leçon spirituelle accompagne le pèlerin à chaque aller-retour : combiner l'effort personnel et la confiance absolue en Allah est la voie du croyant.

Douas générales recommandées durant le tawaf

En dehors des invocations spécifiques mentionnées précédemment, le pèlerin dispose d'une grande liberté dans ses douas durant le tawaf. Les savants de l'islam insistent sur le fait qu'il n'existe pas de doua spécifique pour chaque tour du tawaf, contrairement à ce que certains livrets de pèlerinage non authentiques peuvent suggérer. Le Prophète (paix et salut sur lui) n'a pas assigné une invocation particulière à chaque tour.

Voici cependant des invocations prophétiques générales que le pèlerin peut réciter durant son tawaf, tirées de la Sunna authentique :

سُبْحَانَ اللَّهِ وَالْحَمْدُ لِلَّهِ وَلَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَاللَّهُ أَكْبَرُ وَلَا حَوْلَ وَلَا قُوَّةَ إِلَّا بِاللَّهِ الْعَلِيِّ الْعَظِيمِ

Phonétique : SubhanAllah, wal-hamdulillah, wa la ilaha illAllah, wAllahu Akbar, wa la hawla wa la quwwata illa billahil-'Aliyyil-'Adhim

« Gloire à Allah, louange à Allah, il n'y a de divinité qu'Allah, Allah est le Plus Grand, et il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah, le Très-Haut, l'Immense »

Les paroles les plus aimées d'Allah — Rapporté par Muslim

Le tawaf est également un moment idéal pour le repentir (istighfar). Le pèlerin peut multiplier la formule « Astaghfirullah » et demander le pardon d'Allah pour ses péchés passés. Les larmes versées devant la Kaaba par sincérité et humilité sont parmi les signes les plus nobles de la foi. Le pèlerin peut aussi réciter le Coran durant le tawaf, notamment les courtes sourates qu'il connaît par coeur.

Les savants recommandent de varier les invocations durant les sept tours pour maintenir la concentration et la présence de coeur. Un tour peut être consacré à la demande de pardon, un autre aux douas pour la famille, un autre pour la Oumma musulmane, un autre pour les défunts, etc. L'essentiel est de ne pas réciter mécaniquement des formules sans en comprendre le sens, mais de vivre chaque instant du tawaf comme un dialogue intime avec Allah.

  • Le dhikr : multiplier les formules de rappel d'Allah (tasbih, tahmid, takbir, tahlil) durant tout le tawaf.
  • Les douas personnelles : demander à Allah en toute langue ce qui pèse sur le coeur, avec sincérité et humilité.
  • La récitation du Coran : lire ou réciter des versets du Coran durant les tours, en particulier les versets relatifs au hajj et au pèlerinage.
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Questions fréquentes

Il n'existe pas de doua spécifique obligatoire pour chaque tour du tawaf, hormis la doua entre le Rukn Yamani et le Hajr al-Aswad : « Rabbana atina fid-dunya hasanatan wa fil-akhirati hasanatan wa qina 'adhab an-nar ». En dehors de cette invocation, le pèlerin est libre de faire toute doua personnelle, de réciter le Coran ou de faire du dhikr durant la circumambulation.

En touchant ou en pointant vers la Pierre Noire (Hajr al-Aswad) au début de chaque tour du tawaf, on prononce « Bismillah, Allahu Akbar » (Au nom d'Allah, Allah est le Plus Grand). Si l'on ne peut pas toucher la pierre en raison de la foule, on pointe vers elle de la main droite en prononçant cette même formule.

Le Multazam est la partie du mur de la Kaaba située entre la Pierre Noire et la porte de la Kaaba. C'est un lieu où les douas sont exaucées selon la tradition prophétique. Le pèlerin peut s'y coller, poser sa joue, sa poitrine et ses mains, et faire toute invocation personnelle avec ferveur. Il n'y a pas de doua fixe imposée au Multazam.

En montant sur Safa, le pèlerin se tourne vers la Kaaba et dit : « Inna as-Safa wal-Marwata min sha'a'irillah » puis « Abda'u bima bada'a Allahu bihi » (Je commence par ce par quoi Allah a commencé). Ensuite, il prononce le takbir trois fois et fait la doua : « La ilaha illAllah wahdahu la sharika lah, lahul-mulku wa lahul-hamdu wa huwa 'ala kulli shay'in qadir ».

Le tawaf comprend sept tours (ashwat) autour de la Kaaba, en commençant et en terminant au niveau de la Pierre Noire (Hajr al-Aswad). La circumambulation se fait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, en gardant la Kaaba à sa gauche. Chaque tour complet est compté à partir du Hajr al-Aswad.

Oui, le pèlerin peut faire des douas dans n'importe quelle langue pendant le tawaf, y compris en français. Allah comprend toutes les langues. Cependant, il est recommandé d'apprendre les invocations prophétiques en arabe, notamment la doua entre le Rukn Yamani et le Hajr al-Aswad, car elle est spécifiquement recommandée par le Prophète (paix et salut sur lui).

Oui, le tawaf est un pilier (rukn) indispensable aussi bien pour le hajj que pour la omra. Sans tawaf, ni le hajj ni la omra ne sont valides. Pour le hajj, il existe le tawaf al-ifada (tawaf du hajj) qui est obligatoire, le tawaf al-qudum (tawaf d'arrivée) qui est sunna, et le tawaf al-wada' (tawaf d'adieu) qui est wajib selon la majorité des savants.

Le Rukn Yamani est le coin de la Kaaba qui précède celui de la Pierre Noire dans le sens du tawaf. Il se situe du côté du Yémen, d'où son nom. Le Hajr al-Aswad (Pierre Noire) est encastré dans le coin suivant et marque le point de départ et d'arrivée de chaque tour. Le pèlerin touche le Rukn Yamani de la main sans l'embrasser, tandis qu'il embrasse la Pierre Noire si possible.