À retenir
- Le Prophète ﷺ a pratiqué la hijama à de nombreuses reprises et l'a recommandée comme l'un des meilleurs remèdes pour sa communauté.
- Les hadiths mentionnent des jours spécifiques du mois lunaire (17e, 19e, 21e) comme étant propices à la hijama, tout en la permettant à tout moment en cas de besoin.
- La rémunération du hijameur est licite selon la majorité des savants, et le Prophète ﷺ a lui-même payé celui qui lui a posé des ventouses.
- La hijama s'inscrit dans la médecine prophétique (at-tibb an-nabawi) aux côtés du miel, de la graine de nigelle et du costus marin.
Contexte coranique de la guérison en islam
Avant d'aborder les hadiths sur la hijama, il est essentiel de rappeler que le Coran pose les fondements de la guérison en islam. Allah se présente comme Celui qui guérit, et la recherche du remède est encouragée. La hijama s'inscrit dans cette vision globale où le soin du corps est un acte d'obéissance à Allah.
وَإِذَا مَرِضْتُ فَهُوَ يَشْفِينِ
« Et quand je suis malade, c'est Lui qui me guérit. »
— Coran, sourate Ash-Shu'ara (26:80)
Ce verset, prononcé par le prophète Ibrahim (Abraham), attribue la guérison exclusivement à Allah. Le croyant utilise les moyens matériels — médicaments, hijama, alimentation — tout en plaçant sa confiance en Allah comme source ultime de la guérison. Les savants soulignent qu'Ibrahim a dit « quand je suis malade » en s'attribuant la maladie, mais « c'est Lui qui me guérit » en attribuant la guérison à Allah, par courtoisie envers son Seigneur.
وَنُنَزِّلُ مِنَ الْقُرْآنِ مَا هُوَ شِفَاءٌ وَرَحْمَةٌ لِّلْمُؤْمِنِينَ
« Et Nous faisons descendre du Coran ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants. »
— Coran, sourate Al-Isra (17:82)
Ce verset établit que le Coran lui-même est une source de guérison, à la fois spirituelle et physique. Les savants distinguent la guérison des cœurs (par la foi et la guidance) de la guérison des corps (par la roqya et les invocations). La hijama, en tant que pratique prophétique, s'intègre dans cette approche holistique où le soin physique est indissociable de la dimension spirituelle. Le Prophète ﷺ a prolongé ces enseignements coraniques par des recommandations pratiques précises sur la ventousothérapie.
La hijama recommandée par le Prophète ﷺ
Le Prophète Muhammad ﷺ n'a pas simplement mentionné la hijama : il l'a pratiquée personnellement et à de multiples reprises. Les hadiths suivants démontrent que la hijama n'est pas une simple coutume arabe préislamique, mais une pratique validée et encouragée par la révélation prophétique. Le Messager d'Allah ﷺ a même reçu une recommandation angélique à ce sujet.
1L'ordre angélique de pratiquer la hijama
Rapporte par Ibn 'Abbas
مَا مَرَرْتُ بِمَلَإٍ مِنَ الْمَلَائِكَةِ لَيْلَةَ أُسْرِيَ بِي إِلَّا كُلُّهُمْ يَقُولُ لِي عَلَيْكَ يَا مُحَمَّدُ بِالْحِجَامَةِ
Traduction
« Je ne suis pas passé devant un groupe d'anges, la nuit de mon ascension (al-Isra), sans que chacun d'eux me dise : « Ô Muhammad, recours à la hijama. » »
Explication
Ce hadith confère à la hijama une dimension céleste exceptionnelle. Lors de l'ascension nocturne (al-Isra wa al-Mi'raj), les anges eux-mêmes ont recommandé la hijama au Prophète ﷺ. Cela montre que cette pratique n'est pas une simple médecine terrestre, mais un bienfait reconnu dans les sphères célestes. Les savants y voient la preuve de l'importance capitale de la hijama dans la médecine prophétique, au point que les anges y font référence unanimement.
2La hijama pendant l'ihram
Rapporte par Ibn 'Abbas
احْتَجَمَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَهُوَ مُحْرِمٌ
Traduction
« Le Prophète ﷺ s'est fait poser des ventouses alors qu'il était en état d'ihram (sacralisation). »
Explication
Ce hadith démontre que la hijama est permise même en état d'ihram, c'est-à-dire pendant le pèlerinage ou la 'umra. Le fait que le Prophète ﷺ l'ait pratiquée dans cet état de sacralisation prouve qu'elle ne fait pas partie des interdictions de l'ihram. Les quatre écoles juridiques s'accordent sur cette permission. Ce hadith illustre également le pragmatisme de l'islam : la santé du pèlerin prime sur les précautions rituelles non obligatoires.
3La hijama sur la tête pour une douleur
Rapporte par Ibn 'Abbas
احْتَجَمَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي رَأْسِهِ وَهُوَ مُحْرِمٌ مِنْ وَجَعٍ كَانَ بِهِ
Traduction
« Le Prophète ﷺ s'est fait poser des ventouses sur la tête alors qu'il était en état d'ihram, en raison d'une douleur qu'il ressentait. »
Explication
Ce hadith complète le précédent en précisant que le Prophète ﷺ a recouru à la hijama sur la tête pour soulager un mal de tête. Cela montre l'utilisation thérapeutique ciblée de la hijama : elle n'est pas appliquée uniformément, mais sur la zone douloureuse. Les praticiens contemporains confirment que la hijama crânienne est particulièrement efficace contre les céphalées, les migraines et les tensions cervicales. Le Prophète ﷺ a ainsi donné l'exemple d'un recours médical raisonné à cette pratique.
Ces trois hadiths montrent que la hijama était une pratique régulière et assumée du Prophète ﷺ. Il ne s'agit pas d'un remède marginal, mais d'une thérapie centrale dans la médecine prophétique, validée par les anges et pratiquée dans les circonstances les plus sacrées. Pour une vue d'ensemble des remèdes prophétiques, consultez notre article sur les hadiths sur la médecine prophétique en islam.
Le meilleur des remèdes selon le Prophète ﷺ
Le Prophète ﷺ n'a pas simplement recommandé la hijama : il l'a qualifiée comme l'un des meilleurs remèdes à disposition de sa communauté. Les hadiths suivants placent la hijama au sommet de la hiérarchie des soins prophétiques, aux côtés du miel et de la graine de nigelle.
4Le meilleur jour pour la hijama
Rapporte par Abu Hurayra
مَنِ احْتَجَمَ لِسَبْعَ عَشْرَةَ وَتِسْعَ عَشْرَةَ وَإِحْدَى وَعِشْرِينَ كَانَ شِفَاءً مِنْ كُلِّ دَاءٍ
Traduction
« Celui qui se fait poser des ventouses le 17e, le 19e et le 21e jour (du mois lunaire), cela sera un remède contre toute maladie. »
Explication
Ce hadith attribue à la hijama pratiquée à des jours précis du calendrier lunaire une efficacité maximale. Les savants expliquent que ces jours correspondent à des phases lunaires où, selon la tradition médicale arabe, le sang connaît une agitation particulière et où l'extraction du sang vicié est la plus bénéfique. Toutefois, les fuqaha précisent que cette recommandation concerne la hijama préventive ; en cas de nécessité médicale, elle peut être pratiquée à tout moment.
5La hijama à jeun est meilleure
Rapporte par Ibn 'Umar
الْحِجَامَةُ عَلَى الرِّيقِ أَمْثَلُ وَفِيهَا شِفَاءٌ وَبَرَكَةٌ
Traduction
« La hijama à jeun est meilleure, et elle contient une guérison et une bénédiction (baraka). »
Explication
Ce hadith ajoute deux dimensions à la hijama : l'aspect médical (le moment optimal étant à jeun, avant que la digestion ne mobilise la circulation sanguine) et l'aspect spirituel (la baraka, bénédiction divine). Pratiquer la hijama à jeun permet une meilleure extraction du sang vicié, car le système digestif n'est pas en activité. Les savants y voient également un parallèle avec d'autres pratiques prophétiques recommandées le matin, avant de manger.
6La nuit de l'ascension et la hijama
Rapporte par Anas ibn Malik
مَا مَرَرْتُ لَيْلَةَ أُسْرِيَ بِي بِمَلَإٍ إِلَّا قَالُوا يَا مُحَمَّدُ مُرْ أُمَّتَكَ بِالْحِجَامَةِ
Traduction
« Je ne suis pas passé, la nuit de mon ascension, devant un groupe (d'anges) sans qu'ils me disent : « Ô Muhammad, ordonne à ta communauté de recourir à la hijama. » »
Explication
Cette variante du hadith d'Ibn 'Abbas (rapporté aussi par Anas) insiste sur le fait que les anges ont demandé au Prophète ﷺ de transmettre cette recommandation à toute sa communauté (umma). L'injonction « ordonne à ta communauté » confère à la hijama un caractère universel : ce n'est pas un remède réservé au Prophète, mais une recommandation adressée à l'ensemble des musulmans. Les savants en déduisent que la hijama est une sunna à dimension communautaire.
Ces hadiths convergent vers une même conclusion : la hijama occupe une place éminente dans la pharmacopée prophétique. Elle n'est pas un simple soin parmi d'autres, mais un remède béni, recommandé par les anges et qualifié de « meilleur » par le Prophète ﷺ lui-même.
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Découvrir la formationLes jours et moments de la hijama
Le Prophète ﷺ a précisé les moments les plus propices pour la pratique de la hijama. Ces recommandations temporelles ne sont pas arbitraires : elles s'inscrivent dans une compréhension des cycles lunaires et de leur influence sur le corps humain, reconnue par la médecine traditionnelle arabe et confirmée par certaines observations contemporaines.
7Les jours impairs du mois lunaire
Rapporte par Anas ibn Malik
كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَحْتَجِمُ فِي الْأَخْدَعَيْنِ وَالْكَاهِلِ وَكَانَ يَحْتَجِمُ لِسَبْعَ عَشْرَةَ وَتِسْعَ عَشْرَةَ وَإِحْدَى وَعِشْرِينَ
Traduction
« Le Messager d'Allah ﷺ se faisait poser des ventouses sur les deux veines jugulaires et entre les épaules, et il se faisait poser des ventouses le 17e, le 19e et le 21e jour (du mois lunaire). »
Explication
Ce hadith combine deux informations : les points anatomiques (jugulaires et kahil) et les jours recommandés. Les 17e, 19e et 21e jours du mois lunaire correspondent à la période qui suit la pleine lune, moment où, selon la médecine traditionnelle, les humeurs corporelles sont les plus agitées. Les savants, dont Ibn al-Qayyim dans Zad al-Ma'ad, expliquent que la hijama en milieu de mois lunaire est plus bénéfique car le sang est alors en pleine effervescence et l'extraction du sang vicié est plus efficace.
8Le jeûneur et le hijameur
Rapporte par Thawban
أَفْطَرَ الْحَاجِمُ وَالْمَحْجُومُ
Traduction
« Le jeûneur et le hijameur ont rompu leur jeûne. »
Explication
Ce hadith a suscité un débat juridique majeur parmi les savants. L'imam Ahmad ibn Hanbal l'a pris au sens littéral : la hijama rompt le jeûne, tant pour le praticien que pour le patient. En revanche, la majorité des savants (Abu Hanifa, Malik, Ash-Shafi'i) considèrent que ce hadith a été abrogé par le hadith d'Ibn 'Abbas attestant que le Prophète ﷺ s'est fait poser des ventouses en état de jeûne (Bukhari 1939). La position majoritaire est que la hijama ne rompt pas le jeûne, mais qu'il est préférable de la pratiquer en dehors des heures de jeûne par précaution.
9La hijama pendant le jeûne
Rapporte par Ibn 'Abbas
احْتَجَمَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَهُوَ صَائِمٌ
Traduction
« Le Prophète ﷺ s'est fait poser des ventouses alors qu'il jeûnait. »
Explication
Ce hadith est la preuve principale utilisée par la majorité des savants pour affirmer que la hijama ne rompt pas le jeûne. Le fait que le Prophète ﷺ l'ait pratiquée en état de jeûne démontre sa licéité. Les savants qui concèdent les deux positions estiment que le hadith de Thawban (« le jeûneur et le hijameur ont rompu leur jeûne ») est antérieur et a été abrogé par cette pratique postérieure du Prophète ﷺ. L'imam Ibn Hajar dans le Fath al-Bari analyse en détail cette question et penche vers la permission.
Rémunération du hijameur selon les hadiths
La question de la rémunération du hijameur (al-hajjam) a fait l'objet de discussions entre les savants. Certains hadiths semblent déprécier le métier de hijameur, tandis que d'autres montrent que le Prophète ﷺ a payé le sien sans hésitation. L'analyse combinée de ces textes permet de comprendre la position équilibrée de l'islam sur cette profession.
10Le Prophète ﷺ a payé le hijameur
Rapporte par Anas ibn Malik
حَجَمَ أَبُو طَيْبَةَ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَمَرَ لَهُ بِصَاعَيْنِ مِنْ طَعَامٍ وَكَلَّمَ أَهْلَهُ فَخَفَّفُوا عَنْهُ مِنْ خَرَاجِهِ
Traduction
« Abu Tayba a posé des ventouses au Messager d'Allah ﷺ, et le Prophète lui a donné deux sa' de nourriture et a intercédé auprès de ses maîtres pour qu'ils allègent sa charge (impôt). »
Explication
Ce hadith est la preuve la plus solide de la licéité du salaire du hijameur. Le Prophète ﷺ n'a pas seulement payé Abu Tayba, il a également intercédé pour améliorer ses conditions de vie. Si le gain du hijameur était interdit (haram), le Prophète ﷺ ne l'aurait jamais payé. Les savants, dont l'imam An-Nawawi et Ibn Hajar, s'appuient sur ce hadith pour affirmer que la rémunération du hijameur est parfaitement licite (halal).
11Le gain du hijameur est mauvais
Rapporte par Rafi' ibn Khadij
كَسْبُ الْحَجَّامِ خَبِيثٌ
Traduction
« Le gain du hijameur est mauvais (khabith). »
Explication
Ce hadith semble contredire le précédent, mais les savants ont concilié les deux textes. L'imam An-Nawawi explique que le mot « khabith » (mauvais) désigne ici un gain déprécié ou peu noble, et non un gain interdit (haram). C'est une question de rang social et non de licéité juridique. L'imam Ash-Shafi'i a précisé que si le gain était véritablement haram, le Prophète ﷺ n'aurait jamais payé Abu Tayba. La dépréciation vise à encourager les musulmans à ne pas faire de la hijama leur unique source de revenus, tout en reconnaissant que cette profession est utile et permise.
Ce que disent les savants sur la hijama
Les grands savants de l'islam ont consacré des chapitres entiers à la hijama dans leurs ouvrages. Leurs commentaires permettent de saisir la portée juridique, médicale et spirituelle de cette pratique prophétique.
« La hijama est le remède le plus bénéfique pour les gens du Hijaz et des régions chaudes. Elle est plus utile que la saignée veineuse (fasd) car elle extrait le sang des capillaires et des petits vaisseaux, là où se loge le sang vicié. Le Prophète ﷺ l'a pratiquée sur la tête, le dos et le pied, selon le besoin thérapeutique. »
— Ibn al-Qayyim, Zad al-Ma'ad
« Le hadith « le gain du hijameur est khabith » ne signifie pas que le salaire est haram. Il s'agit d'une dépréciation du métier, comme on dirait d'un travail qu'il est ingrat. La preuve en est que le Prophète ﷺ a payé Abu Tayba et ne lui a pas interdit de prendre ce salaire. S'il était haram, le Prophète l'aurait explicitement interdit. »
— Imam An-Nawawi, Sharh Sahih Muslim
« Les hadiths sur les jours recommandés pour la hijama (17e, 19e, 21e) sont une guidance pour la hijama préventive. Quant à la hijama curative, elle se pratique selon le besoin, à tout moment. Le médecin ne doit pas attendre un jour précis si le patient a besoin d'un soin urgent. »
— Ibn Hajar al-Asqalani, Fath al-Bari
Ces commentaires savants montrent que la hijama est abordée avec rigueur et nuance dans la tradition islamique. Les savants concilent les hadiths apparemment contradictoires, distinguent la hijama préventive de la curative, et clarifient la question de la rémunération. La hijama n'est pas une pratique figée dans le passé : elle continue d'être étudiée et recommandée par les savants contemporains dans le cadre de la médecine prophétique.
Leçons pratiques sur la hijama en islam
L'ensemble des hadiths présentés dans cet article permet de dégager des enseignements concrets pour le musulman souhaitant intégrer la hijama dans son approche de la santé :
La hijama est une sunna prophétique confirmée
Le Prophète ﷺ l'a pratiquée régulièrement, en voyage, en état d'ihram et pendant le jeûne. La recommandation angélique lors de l'Isra confirme son importance dans la médecine prophétique.
Choisir les jours recommandés quand c'est possible
Les 17e, 19e et 21e jours du mois lunaire sont les plus propices pour la hijama préventive. En cas de besoin urgent, elle peut être pratiquée à tout moment.
Pratiquer la hijama à jeun pour plus d'efficacité
Le Prophète ﷺ a recommandé la hijama à jeun, car elle contient alors « une guérison et une baraka ». Le matin, avant le petit-déjeuner, est le moment idéal.
Consulter un praticien qualifié et compétent
Le Prophète ﷺ a eu recours à Abu Tayba, un praticien reconnu. La hijama nécessite des conditions d'hygiène strictes et une connaissance des points anatomiques. Ne la confiez qu'à un professionnel formé.
Ne pas opposer hijama et médecine moderne
La hijama est un complément, non un substitut à la médecine conventionnelle. Le Prophète ﷺ a ordonné de se soigner, et les savants recommandent de combiner les approches pour optimiser la guérison.
Accompagner la hijama d'invocations
Comme tout acte du musulman, la hijama gagne à être accompagnée de la mention du nom d'Allah, de la confiance en Lui comme source de la guérison et d'une intention sincère de préserver la santé comme dépôt divin.
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Questions fréquentes
Oui, la hijama est une sunna confirmée. Le Prophète ﷺ l’a pratiquée à de nombreuses reprises et l’a recommandée à sa communauté. Plusieurs hadiths authentiques rapportés dans les recueils de Bukhari, Muslim et Tirmidhi attestent qu’il s’est fait poser des ventouses sur la tête, entre les épaules et sur le pied. Les savants considèrent la hijama comme une pratique recommandée (mustahabb) dans le cadre de la médecine prophétique.
D’après certains hadiths, les 17e, 19e et 21e jours du mois lunaire sont mentionnés comme étant propices à la hijama. Le hadith d’Anas rapporté par Tirmidhi (2053) mentionne ces jours précis. Toutefois, les savants comme Ibn Hajar et An-Nawawi précisent que la hijama peut être pratiquée à tout moment en cas de besoin médical, sans se limiter à ces jours spécifiques.
Le salaire du hijameur est licite selon la majorité des savants. Le Prophète ﷺ a lui-même payé le hijameur qui lui a posé des ventouses (Bukhari 2278). Le hadith qui qualifie le gain du hijameur de « mauvais » (khabith) est interprété par les savants comme une marque de dépréciation du métier, non comme une interdiction. L’imam An-Nawawi et Ibn Hajar confirment que la rémunération est permise.
Les savants divergent sur cette question. Le hadith « Le jeûneur et le hijameur ont rompu leur jeûne » (Abu Dawud 2367) est interprété par certains comme une abrogation (l’interdiction a été levée) et par d’autres comme un simple avertissement. L’avis majoritaire des écoles hanafite, malikite et shafiite est que la hijama ne rompt pas le jeûne. L’école hanbalite considère qu’elle le rompt. La prudence veut de la pratiquer en dehors des heures de jeûne.
Le Prophète ﷺ a décrit la hijama comme faisant partie des meilleurs remèdes. Elle vise à extraire le sang vicié, à stimuler la circulation sanguine et à soulager de nombreuses douleurs. Les hadiths mentionnent son utilisation contre les maux de tête, les douleurs dorsales et les troubles sanguins. Les études modernes confirment des effets positifs sur la tension artérielle, les inflammations et certaines douleurs chroniques.
Oui, le Prophète ﷺ s’est fait poser des ventouses alors qu’il était en état d’ihram (sacralisation pour le pèlerinage), comme le rapporte Ibn ’Abbas dans Sahih Al-Bukhari (5701). Cela prouve que la hijama est permise même pendant l’ihram en cas de besoin médical, ce que confirment les quatre écoles juridiques.
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