En résumé
L'islam aborde la sexualité avec une approche équilibrée : ce qui relève du licite dans le cadre du mariage est valorisé comme un acte d'adoration, tandis que ce qui transgresse les limites fixées par Allah constitue un péché dont la gravité varie. Cet article présente les interdits sexuels selon le Coran et la Sunna, le cadre conjugal qui encadre l'intimité, et la voie du repentir pour quiconque souhaite retrouver la proximité divine.
Les grands interdits sexuels en islam
La sexualité, en islam, n'est ni taboue ni honteuse en soi. Elle est considérée comme un bienfait d'Allah lorsqu'elle s'exerce dans le cadre licite du mariage. En revanche, tout rapport charnel en dehors de cette union sacrée entre dans la catégorie du haram, avec des conséquences spirituelles et sociales lourdes.
Le terme zina (fornication) désigne tout rapport sexuel illicite entre un homme et une femme qui ne sont pas unis par le mariage. Le Coran est catégorique sur ce point : « Et n'approchez point la fornication. En vérité, c'est une turpitude et quel mauvais chemin » (sourate Al-Isra, 17:32). L'injonction divine ne se limite pas à interdire l'acte lui-même, elle prohibe aussi tout ce qui y conduit : regards insistants, isolement avec une personne du sexe opposé (khalwa), paroles suggestives.
L'adultère (zina al-muhsan) constitue une aggravation de cette transgression, car il brise en plus le pacte conjugal et porte atteinte à la famille. Le Prophète (paix et salut sur lui) a classé la fornication parmi les sept péchés destructeurs (al-mubiqat), aux côtés du shirk (associationnisme) et du meurtre, ce qui témoigne de la gravité que l'islam accorde à cet interdit.
- La zina (fornication) : tout rapport hors mariage, interdit par le Coran (17:32) et la Sunna.
- L'adultère : trahison du pacte conjugal, considéré comme plus grave que la fornication simple.
- Les préliminaires au péché : isolement illicite (khalwa), regards insistants, paroles séductrices, tout ce qui mène à la fornication.
- Les conséquences sociales : destruction des liens familiaux, confusion de la filiation, propagation de maladies.
- Les conséquences spirituelles : éloignement d'Allah, obscurcissement du coeur, perte de la baraka.
La sourate An-Nur (24:2) rappelle la sanction terrestre prévue pour les fornicateurs non mariés, tandis que plusieurs hadiths authentiques détaillent les conséquences dans l'au-delà pour ceux qui persistent dans ce péché sans repentir. Toutefois, il faut rappeler que ces sanctions relèvent de la juridiction d'un État islamique constitué et ne peuvent en aucun cas être appliquées par des individus.

Pratiques intimes interdites et leurs fondements
Au-delà de la fornication, l'islam interdit un ensemble de pratiques sexuelles considérées comme des transgressions graves de l'ordre naturel voulu par le Créateur. Ces interdictions reposent sur des textes coraniques, des hadiths prophétiques et le consensus des savants (ijma). Chaque interdit est fondé sur la préservation de la dignité humaine, de la filiation et de la santé physique et spirituelle.
La sodomie (al-liwat), qu'elle soit pratiquée entre hommes ou dans le cadre conjugal, est formellement prohibée. Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Maudit soit celui qui fait ce que faisait le peuple de Loth » (rapporté par Ahmad et At-Tirmidhi). Le Coran relate le châtiment du peuple de Loth dans plusieurs sourates (Al-A'raf 7:80-84, Hud 11:82-83, Al-Hijr 15:73-74) comme un avertissement permanent.
L'inceste, c'est-à-dire les relations sexuelles avec les proches parents (mahram), est catégoriquement interdit par le Coran dans la sourate An-Nisa (4:23), qui énumère précisément les femmes avec lesquelles le mariage est prohibé. La bestialité est également unanimement condamnée par les savants comme un acte contraire à la nature humaine et à la dignité du croyant. L'exhibitionnisme et l'exposition volontaire de ses parties intimes (awra) contreviennent au principe fondamental de pudeur (haya) en islam.
| Pratique | Statut | Fondement textuel |
|---|---|---|
| Fornication (zina) | Haram, péché majeur | Coran 17:32, 24:2 |
| Adultère | Haram, aggravation de la zina | Coran 17:32, hadith des sept destructeurs |
| Sodomie (al-liwat) | Haram, unanimité des savants | Coran 7:80-84, 11:82-83, hadith Ahmad |
| Inceste | Haram, interdit absolu | Coran 4:23 |
| Bestialité | Haram, consensus des savants | Hadith At-Tirmidhi, Abu Dawud |
| Exhibitionnisme | Haram, atteinte à la pudeur | Coran 24:30-31, hadiths sur la awra |
Il convient de souligner que ces interdictions ne sont pas dictées par un rejet de la sexualité en tant que telle, mais par le souci de la canaliser dans un cadre qui préserve la dignité de chacun, protège la filiation et maintient la cohésion sociale. L'islam reconnaît pleinement le désir comme une composante de la nature humaine (fitra) et propose le contrat de mariage comme la voie saine et bénie pour l'exprimer.
- Le Coran interdit non seulement l'acte, mais aussi tout ce qui y conduit (moyens et prétextes).
- La pudeur (haya) est une vertu fondamentale du croyant, branche de la foi selon le hadith authentique.
- Les sanctions terrestres sont du ressort exclusif de la juridiction compétente, jamais de l'individu.
Questions contemporaines : masturbation, pornographie et autres
Le monde moderne pose des défis que les générations précédentes n'avaient pas à affronter avec la même intensité. L'accès instantané à des contenus explicites, la banalisation des relations hors mariage et la redéfinition des normes sociales placent le croyant face à des tentations omniprésentes. Les savants musulmans se sont penchés sur ces questions avec rigueur et nuance.
La masturbation : un débat entre les écoles juridiques
La majorité des savants (malikites, shafiites, hanafites) considèrent la masturbation comme haram, s'appuyant sur le verset de la sourate Al-Mu'minun (23:5-7) qui invite les croyants à préserver leur chasteté sauf avec leurs épouses. L'imam Ahmad ibn Hanbal a toutefois admis une tolérance dans le cas où la personne craint de tomber dans la fornication, selon le principe du moindre mal. Le consensus reste clair : le mariage demeure la solution recommandée, et le jeûne est préconisé pour celui qui n'en a pas les moyens, conformément au hadith du Prophète (paix et salut sur lui).
La pornographie : un fléau unanimement condamné
Aucune divergence n'existe entre les savants sur le caractère illicite de la pornographie. Elle contrevient à l'injonction coranique de baisser le regard (sourate An-Nur, 24:30), nourrit les pulsions vers la fornication et altère profondément la perception de l'intimité conjugale. De nombreuses études confirment ses effets dévastateurs sur la santé mentale, les relations de couple et la capacité de concentration dans les actes d'adoration. Le croyant est invité à protéger ses yeux et son coeur en multipliant le dhikr (rappel d'Allah) et en occupant son temps par des activités bénéfiques.
La prostitution : une interdiction sans ambiguïté
Le Coran interdit explicitement de pousser quiconque à la prostitution (sourate An-Nur, 24:33). La vente du corps est considérée comme une atteinte à la dignité humaine que l'islam cherche à protéger. Celui qui s'adonne à cette pratique, comme celui qui y participe en tant que client, commet un péché. Toutefois, l'islam reconnaît que certaines personnes y sont contraintes par la pauvreté ou l'exploitation, et invite la communauté à porter assistance à ces personnes plutôt qu'à les juger.
L'homosexualité : la position des savants
Les savants musulmans, à travers les siècles, ont considéré les actes homosexuels comme prohibés en se fondant sur le récit coranique du peuple de Loth et sur plusieurs hadiths. Il convient de distinguer entre l'attirance ressentie, qui en elle-même n'est pas un péché, et le passage à l'acte. L'islam enseigne que chaque être humain est éprouvé différemment, et que la lutte contre ses penchants est en soi une forme d'adoration lorsqu'elle est motivée par la crainte d'Allah. La bienveillance envers les personnes concernées, sans pour autant valider l'acte, reste un devoir du croyant.
Face à ces tentations contemporaines, le Prophète (paix et salut sur lui) a donné un conseil qui traverse les époques :« O jeunes gens, quiconque parmi vous en a les moyens, qu'il se marie, car c'est mieux pour préserver le regard et la chasteté. Et celui qui n'en a pas les moyens, qu'il jeûne, car le jeûne est pour lui une protection » (rapporté par Al-Bukhari et Muslim).
- Le jeûne est recommandé pour maîtriser les pulsions lorsque le mariage n'est pas possible.
- Baisser le regard et éviter les contenus explicites protège le coeur et la foi. Même les rêves à caractère intime appellent une purification spirituelle.
- S'entourer de bonnes fréquentations aide à rester sur le droit chemin.
- L'addiction à la pornographie se soigne par des étapes progressives : filtrage numérique, rappel d'Allah, recherche d'un soutien de confiance.

La sexualité dans le cadre du mariage
L'islam ne se contente pas d'interdire : il offre un cadre positif et épanouissant pour l'expression de la sexualité. Le mariage (nikah) est présenté comme la voie naturelle et bénie pour satisfaire le désir charnel. Le Prophète (paix et salut sur lui) a même affirmé que l'intimité conjugale constitue une aumône :« Et dans vos rapports intimes, il y a une aumône » (rapporté par Muslim). Les compagnons, étonnés, ont demandé : « L'un de nous satisfait son désir et en est récompensé ? »Il répondit : « S'il l'avait satisfait de manière illicite, n'aurait-il pas commis un péché ? De même, s'il le satisfait de manière licite, il en est récompensé. »
Le consentement mutuel est un pilier de l'éthique conjugale en islam. Le mari n'a pas le droit de contraindre son épouse à des pratiques qu'elle refuse, et la femme a le droit à la satisfaction de ses besoins intimes. Le Prophète (paix et salut sur lui) a averti les hommes de ne pas être égoïstes dans l'intimité et d'accorder à leur épouse le temps et la tendresse nécessaires.
Les invocations avant l'intimité
Le Prophète (paix et salut sur lui) a enseigné une invocation à réciter avant le rapport conjugal :« Bismillah, Allahumma jannibna ash-shaytan wa jannib ash-shaytana ma razaqtana » (Au nom d'Allah, O Allah éloigne de nous le diable et éloigne-le de ce que Tu nous accorderas). Cette invocation protège le couple et l'enfant qui pourrait naître de cette union (rapporté par Al-Bukhari et Muslim).
Les périodes de restriction
Les rapports intimes sont interdits pendant les menstrues de la femme (sourate Al-Baqarah, 2:222), les lochies (après l'accouchement) et pendant les heures de jeûne obligatoire du Ramadan (du lever au coucher du soleil). En dehors de ces périodes, le couple jouit d'une grande liberté dans ses pratiques intimes, à condition de respecter l'interdit de la sodomie.
La confidentialité conjugale
Le Prophète (paix et salut sur lui) a interdit aux époux de divulguer les détails de leur vie intime. Il a comparé celui qui le fait à un diable mâle qui rencontre un diable femelle au bord de la route (rapporté par Muslim). La pudeur et la discrétion dans le couple sont des valeurs que l'islam place au rang des obligations morales.
Le respect mutuel et la tendresse
Le Coran décrit les époux comme des vêtements l'un pour l'autre (sourate Al-Baqarah, 2:187), une image qui évoque la protection, la proximité et la complémentarité. L'égoïsme dans l'intimité est réprouvé : les deux partenaires ont des droits et des devoirs réciproques. Les savants rappellent que satisfaire les besoins affectifs et physiques de son conjoint fait partie de la bienfaisance (ihsan) encouragée par l'islam.
- Le rapport conjugal est un acte d'adoration lorsqu'il est accompli dans le respect des règles divines.
- Le consentement mutuel est un pilier de l'éthique conjugale islamique.
- La communication ouverte entre époux renforce le lien affectif et prévient les transgressions.
- L'islam valorise la vie intime comme une source de sérénité (sakina) et de miséricorde (rahma) au sein du foyer.
Lire aussi
Le mariage en islam : présages et significationsDécouvrez les fondements du mariage islamique, ses bénédictions et les signes qui l'entourent.
Le repentir et la miséricorde divine
L'islam ne ferme jamais la porte de l'espérance. La voie du repentir sincère (tawba) reste toujours ouverte, car aussi grave que soit le péché commis, la miséricorde d'Allah reste plus vaste. Le Coran proclame :« Dis : O Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux » (sourate Az-Zumar, 39:53). Ce verset, qualifié par certains compagnons de « verset le plus porteur d'espoir du Coran », s'adresse directement à ceux qui se sont égarés dans les péchés les plus lourds, y compris les péchés sexuels.
Le Prophète (paix et salut sur lui) a rapporté qu'Allah se réjouit du repentir de Son serviteur plus qu'un homme perdu dans le désert qui retrouve soudainement sa monture chargée de nourriture et d'eau (rapporté par Al-Bukhari et Muslim). Cette image puissante illustre l'amour divin pour le retour du pécheur, quel que soit l'ampleur de ses fautes.
Cesser immédiatement le péché
La première condition du repentir sincère est d'arrêter la transgression au moment même où l'on prend conscience de sa gravité. Cela implique de couper les moyens d'accès au péché : supprimer les contenus illicites, rompre les relations interdites, s'éloigner des lieux de tentation.
Éprouver un regret sincère
Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit :« Le regret est le repentir »(rapporté par Ibn Majah et Ahmad). Le coeur brisé par la conscience de la faute commise est le signe d'une foi vivante. Ce regret ne doit pas mener au désespoir, mais à une détermination renouvelée de se rapprocher d'Allah.
Prendre la résolution ferme de ne plus recommencer
L'intention sincère de ne plus retomber dans le péché est la troisième condition. Même si la rechute survient par faiblesse humaine, chaque nouveau repentir est accepté tant que la sincérité est présente. Allah ne se lasse pas de pardonner tant que le serviteur ne se lasse pas de demander pardon.
Demander pardon à Allah et multiplier les bonnes actions
L'istighfar (demande de pardon), la prière nocturne (qiyam al-layl), le jeûne surérogatoire et l'aumône sont autant de moyens de purifier l'âme après un péché. Le Coran enseigne :« Les bonnes actions dissipent les mauvaises » (sourate Hud, 11:114). Le croyant repentant est encouragé à remplacer les mauvaises habitudes par des actes de piété qui renforcent sa relation avec Allah.
Les savants rappellent un point fondamental : il n'est pas nécessaire de confesser ses péchés sexuels à qui que ce soit. Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit :« Toute ma communauté sera pardonnée, sauf ceux qui commettent leurs péchés ouvertement »(rapporté par Al-Bukhari et Muslim). Le repentir est une affaire entre le serviteur et son Seigneur. Celui qui cache son péché et se repent sincèrement trouvera en Allah un Pardonneur qui efface les fautes et les transforme en bonnes actions (sourate Al-Furqan, 25:70).
- Ne jamais désespérer de la miséricorde d'Allah, quel que soit le péché commis.
- Garder son péché secret entre soi et Allah, ne pas le divulguer.
- Remplacer les mauvaises habitudes par des actes de piété : prière, jeûne, aumône, lecture du Coran.
- La rechute n'annule pas les repentirs précédents : chaque retour sincère vers Allah est accepté.
- Consulter un imam ou un conseiller de confiance pour un accompagnement spirituel personnalisé. En cas d'angoisse persistante, les remèdes contre l'angoisse en islam offrent un soutien complémentaire.
| Étape du repentir | Description | Fondement |
|---|---|---|
| Cessation du péché | Arrêter immédiatement la transgression | Condition unanime des savants |
| Regret sincère | Ressentir la honte et la tristesse face à la faute | Hadith : « Le regret est le repentir » |
| Résolution ferme | Prendre la décision de ne plus recommencer | Consensus des juristes musulmans |
| Demande de pardon | Istighfar, prière, bonnes actions compensatoires | Coran 11:114, 39:53, 25:70 |
Conseils selon votre situation
Les défis liés à la sexualité varient selon la situation personnelle de chacun. Voici des orientations adaptées à trois profils fréquents.
Pour un jeune célibataire
La période de célibat est souvent la plus exposée aux tentations. Le Prophète (paix et salut sur lui) recommande le jeûne comme protection et le mariage dès que les moyens le permettent. En attendant, préservez votre regard, choisissez des fréquentations vertueuses, occupez votre temps par l'apprentissage du Coran et le sport. Le dhikr régulier et les invocations du matin et du soir sont des boucliers contre les tentations quotidiennes.
Pour un couple marié
Le mariage offre le cadre licite pour l'expression du désir, mais il requiert un entretien constant. Communiquez ouvertement avec votre conjoint sur vos besoins et vos limites. Respectez les périodes de restriction, récitez les invocations avant l'intimité et veillez à la satisfaction mutuelle. Si des tentations extérieures surgissent, renforcez votre lien conjugal plutôt que de chercher ailleurs. La prière en couple et les moments de qualité partagés sont de puissants remparts.
Pour une personne repentante
Si vous portez le poids d'un péché passé, sachez que la porte du repentir est toujours ouverte. Ne laissez pas la culpabilité vous paralyser ou vous éloigner de la prière. Au contraire, rapprochez-vous d'Allah par l'istighfar quotidien, la prière nocturne et l'aumône. Gardez votre péché secret, ne le confiez qu'à Allah. Entourez-vous de personnes pieuses, fixez-vous des objectifs spirituels progressifs, et rappelez-vous que chaque jour est une nouvelle chance de recommencer.
Approfondir les critères du licite et de l'illicite
Comprendre le halal et le haram en islamQuestions fréquentes
Oui, la fornication (zina) est considérée comme l'un des plus grands péchés en islam. Le Coran l'interdit explicitement dans la sourate Al-Isra (17:32) : "Et n'approchez point la fornication. En vérité, c'est une turpitude et quel mauvais chemin." Elle fait partie des sept péchés destructeurs mentionnés dans les hadiths authentiques.
Les péchés sexuels majeurs en islam comprennent la fornication (zina), l'adultère, la sodomie, l'inceste, la bestialité et l'exhibitionnisme. Chacun de ces actes est clairement prohibé par le Coran et la Sunna, avec des conséquences spirituelles proportionnelles à leur gravité.
La majorité des savants musulmans considèrent la masturbation comme interdite (haram) ou au minimum fortement déconseillée (makruh). Le Coran, dans la sourate Al-Mu'minun (23:5-7), invite les croyants à préserver leur chasteté en dehors du cadre conjugal. Certains savants, comme l'imam Ahmad, admettent une tolérance pour celui qui craint de tomber dans la fornication.
Le repentir (tawbah) d'un péché sexuel en islam repose sur quatre conditions : cesser immédiatement le péché, éprouver un regret sincère, prendre la ferme résolution de ne plus y revenir, et demander pardon à Allah. Le Coran affirme dans la sourate Az-Zumar (39:53) qu'Allah pardonne tous les péchés à celui qui se repent sincèrement.
Oui, l'islam encadre les relations intimes au sein du mariage par des principes de respect mutuel, de consentement et de pudeur. Certaines périodes sont prohibées (menstruation, jeûne diurne du Ramadan), et des invocations sont recommandées avant l'intimité. Le rapport intime conjugal est considéré comme un acte de dévotion lorsqu'il est accompli dans le respect des règles divines.
Oui, regarder de la pornographie est unanimement considéré comme haram en islam. Le Coran ordonne aux croyants de baisser le regard (sourate An-Nur, 24:30) et de préserver leur chasteté. La pornographie contrevient à ces injonctions, nourrit les pulsions vers la fornication et nuit à la relation conjugale comme à la santé spirituelle du croyant.
Les péchés sexuels ont des conséquences spirituelles profondes selon les savants musulmans : éloignement d'Allah, obscurcissement du cœur, affaiblissement de la foi, perte de la baraka dans la vie quotidienne et difficulté à accomplir les actes d'adoration. Le Prophète (paix et salut sur lui) a averti que la fornication retire la lumière de la foi du cœur du croyant.
Absolument. Allah est décrit dans le Coran comme "Le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux" et Son pardon est sans limite pour celui qui se repent sincèrement. Le Prophète (paix et salut sur lui) a rapporté qu'Allah se réjouit du repentir de Son serviteur plus qu'un homme qui retrouve sa monture perdue dans le désert. Aucun péché, aussi grave soit-il, ne dépasse la miséricorde divine.