Avertissement
Les informations présentées sur cette page sont données à titre informatif et ne remplacent en aucun cas un avis médical professionnel. Consultez toujours un médecin ou un professionnel de santé qualifié avant de commencer tout traitement.
En résumé
Arrêter de fumer est un acte de préservation de la santé, un devoir religieux en islam. Le corps est un dépôt confié par Allah (amana) qu'il convient de protéger. La tradition prophétique offre des remèdes naturels (nigelle, miel, siwak, talbina) et des outils spirituels (invocations, jeûne, soutien communautaire) pour accompagner ce cheminement avec bienveillance et persévérance.
Le tabac en islam : statut juridique et arguments religieux
La question du tabac en islam a suscité de nombreux débats parmi les savants musulmans. Si les anciens juristes le classaient comme makruh (détestable), la majorité des savants contemporains considère désormais le tabac comme haram (interdit), en raison des preuves scientifiques établissant de manière certaine sa nocivité mortelle.
Plusieurs principes coraniques fondent cette position. Allah dit dans le Coran : « Ne vous jetez pas de vos propres mains dans la perdition » (sourate Al-Baqara, verset 195) et « Ne vous tuez pas vous-mêmes, certes Allah est miséricordieux envers vous » (sourate An-Nisa, verset 29). Le tabac, cause première de cancers, de maladies cardiovasculaires et respiratoires, entre directement dans le cadre de cette interdiction.
Le Prophète Muhammad (paix sur lui) a dit : « Pas de préjudice ni de tort réciproque » (la darar wa la dirar, rapporté par Ahmad et Ibn Majah). Le tabagisme passif nuit aussi à l'entourage, ajoutant une dimension supplémentaire à son interdiction. Le fumeur ne se nuit pas seulement à lui-même, mais aussi à sa famille, à ses voisins et à la communauté.
Le corps comme dépôt sacré (amana)
En islam, le corps est un prêt divin dont le croyant devra rendre compte au Jour du Jugement. Le Prophète (paix sur lui) a dit : « Il sera demandé à chaque gardien au sujet de ce qui lui a été confié : l'a-t-il préservé ou l'a-t-il perdu ? » (rapporté par an-Nasa'i). Fumer revient donc à détériorer volontairement un dépôt sacré, ce qui constitue un manquement à la responsabilité du croyant envers son Créateur.
| Position | Savants / Institutions | Argument principal |
|---|---|---|
| Haram (interdit) | Al-Azhar, Comité permanent d'Arabie Saoudite, majorité des savants contemporains | Nocivité prouvée, gaspillage d'argent, nuisance à autrui |
| Makruh (détestable) | Certains savants anciens (avant les preuves médicales) | Mauvaise odeur, impureté, caractère répréhensible |
| Mubah (permis) | Position très minoritaire, abandonnée | Absence de texte explicite (argument rejeté par la majorité) |
La dépense financière liée au tabac est également problématique en islam. Pour approfondir les critères du halal et du haram, il faut comprendre que gaspiller son argent dans ce qui nuit à la santé relève du tabdhir (gaspillage), condamné dans le Coran : « Les gaspilleurs sont les frères des diables » (sourate Al-Isra, verset 27). L'argent dépensé en cigarettes pourrait être orienté vers la sadaqa (charité), le soutien familial ou des projets bénéfiques.

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Voir la page remèdes arabesRemèdes prophétiques d'aide au sevrage tabagique
La médecine prophétique offre des remèdes naturels qui, sans prétendre guérir l'addiction à eux seuls, soutiennent le corps et l'esprit durant le sevrage. Voici les principaux, avec leurs bienfaits spécifiques dans le contexte de l'arrêt du tabac.
La graine de nigelle (habba sawda)
عَلَيْكُمْ بِهَذِهِ الْحَبَّةِ السَّوْدَاءِ فَإِنَّ فِيهَا شِفَاءً مِنْ كُلِّ دَاءٍ إِلَّا السَّامَ
« Utilisez cette graine noire, car elle contient un remède contre toute maladie, sauf la mort. »
Rapporté par al-Bukhari et Muslim.
La thymoquinone, principal composant actif de la nigelle (Nigella sativa), possède des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes qui aident à réparer les voies respiratoires endommagées par le tabac. Elle soutient également le système immunitaire, souvent affaibli chez les fumeurs.
Usage recommandé : une cuillère à café de graines broyées dans du miel, à jeun chaque matin. L'huile de nigelle (quelques gouttes sous la langue) est une alternative pratique. La cure peut durer plusieurs semaines pour un effet optimal.
Le miel : allié du sevrage
Le Coran présente le miel comme porteur de guérison : « De leur ventre sort une boisson aux couleurs variées, dans laquelle il y a une guérison pour les gens » (sourate An-Nahl, verset 69). Dans le contexte du sevrage, le miel apporte une énergie naturelle qui compense la fatigue liée au manque de nicotine. Ses propriétés antibactériennes et apaisantes soulagent l'irritation de la gorge fréquente chez les anciens fumeurs.
Usage recommandé : une cuillère à soupe de miel pur diluée dans de l'eau tiède le matin, ou mélangée à la nigelle. Les variétés les plus prisées sont le miel de jujubier (sidr), le miel de thym et le miel de manuka. Lors d'une envie de cigarette, prendre une gorgée d'eau miellée peut aider à calmer la pulsion.
Le siwak (miswak) : substitut oral naturel
« Le siwak est une purification de la bouche et une satisfaction pour le Seigneur. »
Rapporté par an-Nasa'i et validé par Ibn Khuzayma.
Le siwak répond au besoin oral que ressent le fumeur en sevrage : le réflexe de porter quelque chose à la bouche. Fabriqué à partir de l'arbre Salvadora persica, il possède des propriétés antibactériennes naturelles et aide à nettoyer les dents jaunies par le tabac. Son usage est recommandé par le Prophète (paix sur lui) avant chaque prière et au réveil.
Astuce sevrage : garder un siwak dans sa poche et le mâcher dès qu'une envie de cigarette survient. Ce geste simple détourne l'attention et satisfait le réflexe oral, tout en purifiant l'haleine.
La talbina : réconfort et apaisement
La talbina est une bouillie d'orge que le Prophète (paix sur lui) recommandait pour réconforter le malade et la personne en deuil. L'orge contribue aussi à réguler son transit digestif, souvent perturbé lors d'un changement d'habitudes alimentaires. Selon le hadith rapporté par al-Bukhari, elle « réconforte le cœur du malade et emporte une partie de son chagrin ». Riche en tryptophane, un précurseur de la sérotonine, elle aide à réguler l'humeur et à lutter contre l'irritabilité et le stress liés au sevrage.
Préparation : mélanger deux cuillères à soupe de farine d'orge dans de l'eau ou du lait, faire chauffer à feu doux, puis ajouter du miel selon le goût. Consommer le soir pour favoriser un sommeil apaisé, souvent perturbé en période de sevrage.
| Remède prophétique | Action sur le sevrage | Forme conseillée | Moment idéal |
|---|---|---|---|
| Graine de nigelle | Réparation respiratoire, anti-inflammatoire | Graines broyées dans du miel ou huile | Le matin à jeun |
| Miel pur | Énergie naturelle, apaisement de la gorge | Dilué dans de l'eau tiède | Matin et lors des envies |
| Siwak (miswak) | Substitut oral, hygiène buccale | Bâton à mâcher | À chaque envie de cigarette |
| Talbina (orge) | Régulation de l'humeur, sommeil | Bouillie avec miel | Le soir avant le coucher |
| Huile d'olive | Antioxydant, protection cardiovasculaire | À froid dans l'alimentation | Quotidiennement aux repas |
Tisanes et infusions de soutien
En complément des remèdes prophétiques, certaines tisanes issues de la tradition herboriste arabe peuvent accompagner le sevrage. La menthe poivrée aide à clarifier les voies respiratoires, et les anciens fumeurs gagneront à découvrir comment soulager la toux naturellement grâce aux soins prophétiques. La camomille apaise la nervosité. La réglisse atténue les irritations de la gorge (à éviter en cas d'hypertension). L'infusion de thym, connue dans la pharmacopée traditionnelle arabe, possède des vertus expectorantes qui facilitent l'élimination du mucus accumulé chez les fumeurs.
- Infusion menthe-miel : boire une tasse après chaque repas, moment où l'envie de fumer est souvent la plus forte.
- Décoction de thym : une tasse le matin pour favoriser le nettoyage pulmonaire progressif.
- Camomille du soir : une tasse avant le coucher pour calmer l'agitation liée au manque.

Hijama et sevrage tabagique : purifier le corps
La hijama (ventouses humides) est l'un des remèdes les plus recommandés par le Prophète Muhammad (paix sur lui) : « Le meilleur de vos remèdes est la hijama » (rapporté par al-Bukhari). Dans le contexte du sevrage tabagique, cette pratique ancestrale offre plusieurs bénéfices complémentaires.
Élimination des toxines
Le tabac accumule dans le sang des substances nocives (goudrons, métaux lourds, monoxyde de carbone). La hijama favorise l'élimination de certains de ces résidus en stimulant la circulation sanguine et le renouvellement cellulaire.
Réduction des symptômes de manque
Les maux de tête, la fatigue et les tensions musculaires sont des symptômes fréquents du sevrage. La hijama peut soulager ces désagréments en favorisant la détente corporelle et en améliorant la micro-circulation.
Soutien à la résilience physique
En stimulant le système immunitaire et la production de globules blancs, la hijama aide le corps à retrouver progressivement son équilibre naturel après des années de tabagisme. Les praticiens recommandent des séances régulières, espacées de deux à quatre semaines, durant la période de sevrage.
Précaution
La hijama doit être pratiquée par un professionnel formé, avec du matériel stérile à usage unique. Elle est déconseillée pour les personnes sous anticoagulants, les femmes enceintes et les personnes souffrant de troubles de la coagulation. Consultez votre médecin avant toute séance, surtout en période de sevrage tabagique.
Lire aussi
Remèdes arabes et médecine prophétique : soins naturels en islamNigelle, miel, hijama, huile d'olive et les pratiques de guérison naturelle mentionnées dans le Coran et la Sunna.
Invocations et douas pour la force et la persévérance
Le sevrage tabagique n'est pas seulement un combat physique : c'est aussi un cheminement spirituel. L'invocation (doua) est l'arme du croyant. Le Prophète (paix sur lui) a dit : « L'invocation est l'essence de l'adoration » (rapporté par at-Tirmidhi). Recourir aux douas dans les moments de faiblesse renforce la détermination et rappelle que la guérison vient d'Allah seul.
Douas recommandées pour le sevrage
اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ الْعَافِيَةَ فِي الدُّنْيَا وَالْآخِرَةِ
« Ô Allah, je Te demande le bien-être en ce monde et dans l'au-delà. »
Rapporté par Abu Dawud et at-Tirmidhi. À réciter le matin et le soir.
اللَّهُمَّ يَا مُقَلِّبَ الْقُلُوبِ ثَبِّتْ قَلْبِي عَلَى دِينِكَ
« Ô Allah, Toi qui retournes les cœurs, affermis mon cœur sur Ta religion. »
Rapporté par at-Tirmidhi. Particulièrement adaptée pour demander la fermeté face à la tentation.
حَسْبُنَا اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ
« Allah nous suffit, Il est le meilleur garant. »
Sourate Al-Imran, verset 173. À répéter lors des moments de tentation et de faiblesse.
Le dhikr comme ancrage quotidien
Le dhikr (rappel d'Allah) est un outil puissant pour gérer le stress du sevrage, deux déclencheurs majeurs de la rechute. Le Coran affirme : « N'est-ce pas par le rappel d'Allah que les cœurs s'apaisent ? » (sourate Ar-Ra'd, verset 28). Répéter SubhanAllah, Alhamdulillah, Allahu Akbar permet de recentrer l'attention, de calmer le mental et de remplacer le réflexe de la cigarette par un acte d'adoration.
| Invocation | Moment conseillé | Bienfait pour le sevrage |
|---|---|---|
| Doua pour la santé (al-'afiya) | Matin et soir (adhkar) | Intention de guérison, renouvellement de la détermination |
| Doua pour la fermeté du cœur | Avant les moments à risque (pauses, après les repas) | Résistance à la tentation, ancrage spirituel |
| HasbounAllah wa ni'mal wakeel | À chaque envie de cigarette | Lâcher-prise, confiance en la protection divine |
| Dhikr (SubhanAllah, Alhamdulillah) | En marchant, dans les transports | Apaisement de l'anxiété, redirection de l'attention |
| Lecture du Coran | Après chaque prière obligatoire | Paix intérieure, renforcement de la foi |
Concrètement, chaque fois que l'envie de fumer survient, le croyant peut effectuer ses ablutions, prier deux raka'at de prière surérogatoire et invoquer Allah pour la force et la patience. Ce rituel spirituel prend la place du geste machinal de la cigarette et transforme un moment de faiblesse en un moment de rapprochement avec le Créateur.
Le jeûne comme outil de discipline et de sevrage
Le jeûne (siyam) est l'un des cinq piliers de l'islam et l'un des meilleurs outils pour développer la maîtrise de soi. Le Coran explique sa finalité profonde : « Ô vous qui avez cru, le jeûne vous a été prescrit comme il a été prescrit à ceux qui vous ont précédés, afin que vous atteigniez la piété » (sourate Al-Baqara, verset 183).
Le Ramadan : une opportunité de sevrage
Le mois de Ramadan offre un cadre idéal pour entamer ou consolider l'arrêt du tabac. Pendant les heures de jeûne (de l'aube au coucher du soleil), le fumeur s'abstient naturellement de fumer. Cette abstinence prolongée, répétée sur trente jours, habitue le corps et l'esprit à vivre sans nicotine. L'atmosphère spirituelle du Ramadan, la prière de tarawih, la lecture du Coran et la solidarité communautaire renforcent la motivation.
De nombreux anciens fumeurs témoignent que le Ramadan a été le point de départ de leur arrêt définitif. La clé consiste à ne pas reprendre la cigarette après l'iftar (rupture du jeûne), ce qui constitue souvent le moment le plus difficile. Remplacer cette habitude par un siwak, une infusion de menthe ou une doua de gratitude facilite la transition.
Le jeûne volontaire : prolonger l'effort
En dehors du Ramadan, le jeûne surérogatoire (les lundis et jeudis, les jours blancs du mois, le jeûne de Dawud un jour sur deux) permet de maintenir la discipline acquise. Ces jours de jeûne offrent des pauses régulières où le corps se purifie et où la volonté se renforce. Le Prophète (paix sur lui) a dit : « Le jeûne est un bouclier » (rapporté par al-Bukhari et Muslim), et ce bouclier protège aussi contre les addictions.
Profil : le fumeur occasionnel
Celui qui fume quelques cigarettes par jour peut profiter du jeûne du Ramadan pour arrêter complètement. La dépendance physique étant modérée, le soutien spirituel et les remèdes prophétiques (nigelle, miel, siwak) suffisent souvent à accompagner le sevrage avec succès.
Profil : le gros fumeur
Pour celui qui consomme un paquet ou plus par jour, la dépendance physique est forte. Le jeûne constitue un tremplin, mais un accompagnement médical (substituts nicotiniques, consultation de tabacologie) est fortement recommandé en parallèle des remèdes naturels et du soutien spirituel.
Profil : le fumeur en rechute
Les rechutes font partie du processus de sevrage. En islam, la repentance (tawba) est toujours ouverte. Chaque nouvelle tentative est une occasion de se rapprocher d'Allah. Le jeûne volontaire aide à retrouver la discipline, et le soutien communautaire et familial redonne espoir et force.
Profil : le jeune adulte fumeur
Les jeunes musulmans qui commencent à fumer peuvent s'appuyer sur la pression positive des pairs pieux et sur les cercles de science islamique pour trouver la motivation. Le jeûne surérogatoire et le sport (recommandé par la Sunna) sont des alliés précieux pour canaliser l'énergie et remplacer l'habitude du tabac.

Soutien communautaire et familial : la force de la oumma
Le Prophète (paix sur lui) a dit : « Le croyant pour le croyant est comme une construction dont les parties se soutiennent mutuellement » (rapporté par al-Bukhari et Muslim). L'arrêt du tabac n'est pas un combat solitaire. S'entourer de proches bienveillants, partager son intention d'arrêter à la mosquée, rejoindre un groupe de soutien ou simplement demander à un ami pieux de faire des douas sont autant de moyens de bénéficier de la force collective.
- À la mosquée : annoncer son intention d'arrêter après la salat et demander aux frères ou aux sœurs de faire des invocations en sa faveur.
- En famille : instaurer des rituels de soutien comme la préparation d'une infusion partagée après chaque repas, ou une séance de lecture coranique commune le soir.
- Cercles de dhikr : participer à des halaqat (cercles de science et de rappel) offre un environnement sain et motivant, éloigné des contextes où l'on est tenté de fumer.
- Célébration des étapes : fêter chaque semaine sans cigarette par un repas en famille, une sadaqa (charité) ou un cadeau symbolique renforce la motivation et ancre les progrès.
Quand consulter un médecin
Les remèdes prophétiques et le soutien spirituel sont de précieux alliés, mais ils ne remplacent pas un suivi médical professionnel. Il est recommandé de consulter un médecin ou un tabacologue dans les cas suivants :
- Dépendance sévère (plus de 20 cigarettes par jour depuis plusieurs années).
- Échecs répétés malgré les efforts (plusieurs tentatives sans succès).
- Symptômes de sevrage intenses (insomnie sévère, dépression, prise de poids importante). Consultez nos conseils pour maintenir un poids sain après l'arrêt du tabac.
- Présence de maladies associées (maladies respiratoires, cardiovasculaires, diabète).
Les substituts nicotiniques (patchs, gommes, pastilles), les médicaments de sevrage (sur prescription) et les thérapies comportementales et cognitives (TCC) sont des outils médicaux efficaces qui se combinent parfaitement avec les remèdes prophétiques. Le Prophète (paix sur lui) a dit : « Soignez-vous, serviteurs de Dieu, car Dieu n'a pas créé de maladie sans avoir créé son remède » (rapporté par Abu Dawud et at-Tirmidhi). Se soigner par tous les moyens licites est une recommandation prophétique.
La foi comme moteur du changement
Au cœur du remède arabe pour arrêter de fumer se trouve une conviction profonde : chaque effort sincère, aussi petit soit-il, est vu et récompensé par Allah. La repentance (tawba) est toujours ouverte, et la miséricorde divine accueille celui qui revient avec sincérité. Le Prophète (paix sur lui) a dit : « La douceur n'est dans aucune chose sans qu'elle ne l'embellisse » (rapporté par Muslim).
Cette sagesse invite à avancer sans brutalité ni culpabilité excessive. Une rechute n'est pas un échec définitif : c'est une étape du cheminement. Se relever, renouveler son intention, multiplier les invocations et reprendre les remèdes prophétiques avec confiance constituent la voie de la persévérance. Chaque journée sans cigarette est une victoire qui mérite d'être reconnue et célébrée.

Avertissement
Les informations présentées sur cette page sont données à titre informatif et ne remplacent en aucun cas un avis médical professionnel. Consultez toujours un médecin ou un professionnel de santé qualifié avant de commencer tout traitement.
Questions fréquentes
Les savants contemporains sont majoritairement d'accord pour dire que le tabac est haram (interdit) en raison des preuves scientifiques irréfutables de sa nocivité. La règle islamique "ne vous tuez pas vous-mêmes" (sourate An-Nisa, verset 29) et "ne vous jetez pas dans la perdition" (sourate Al-Baqara, verset 195) s'appliquent directement. Certains savants plus anciens le classaient comme makruh (détestable), car la nocivité n'était pas encore prouvée à leur époque.
La graine de nigelle (habba sawda) ne constitue pas un substitut direct à la nicotine, mais elle soutient le corps durant le sevrage. La thymoquinone, son principe actif, possède des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes qui aident à réparer les voies respiratoires irritées par le tabac. Associée au miel, elle favorise aussi la réduction du stress et de l'anxiété, deux facteurs majeurs de rechute.
Le siwak (miswak) est un excellent substitut au geste oral de la cigarette. Son utilisation permet de satisfaire le besoin de porter quelque chose à la bouche, tout en purifiant l'haleine et en renforçant la santé des gencives. Le Prophète Muhammad (paix sur lui) en recommandait l'usage régulier. Il ne contient aucune substance addictive et peut être utilisé à tout moment de la journée.
La hijama (ventouses) est une technique de médecine prophétique qui peut accompagner le sevrage. En stimulant la circulation sanguine et en favorisant l'élimination des toxines accumulées par le tabac, elle aide à réduire certains symptômes de manque comme les maux de tête et la fatigue. Elle doit être pratiquée par un professionnel formé, dans des conditions d'hygiène strictes, et ne remplace pas un suivi médical.
Plusieurs invocations sont recommandées : "Allahoumma inni as'aluka al-'afiya" (Ô Allah, je Te demande la santé et le bien-être), "HasbounAllah wa ni'mal wakeel" (Allah nous suffit, Il est le meilleur garant) et les formules de dhikr comme SubhanAllah, Alhamdulillah, Allahu Akbar. Le Prophète (paix sur lui) invoquait aussi Allah pour la fermeté du cœur. Ces prières apportent sérénité et force intérieure face aux moments de tentation.
Le Ramadan est une période privilégiée pour entamer un sevrage tabagique. Pendant les heures de jeûne, le corps s'habitue à fonctionner sans nicotine, et la dimension spirituelle du mois sacré renforce la motivation. De nombreux fumeurs constatent que l'abstinence diurne prolongée facilite la transition vers un arrêt complet. Le jeûne volontaire les lundis et jeudis peut prolonger cet élan après le Ramadan.
Oui, les remèdes prophétiques (nigelle, miel, siwak, hijama) sont complémentaires des traitements médicaux. Ils ne remplacent pas les substituts nicotiniques (patchs, gommes) ni les consultations de tabacologie, mais les accompagnent en apportant un soutien naturel et spirituel. Informez toujours votre médecin des compléments que vous prenez pour éviter les interactions.
La oumma (communauté musulmane) joue un rôle majeur dans le sevrage. Le partage des efforts avec des proches ou au sein de la mosquée crée un environnement de soutien bienveillant. Les cercles de dhikr, les rencontres fraternelles après la salat et les groupes d'entraide permettent de briser l'isolement, première cause de rechute. Le Prophète (paix sur lui) a dit : "Le croyant pour le croyant est comme une construction dont les parties se soutiennent mutuellement."
