En résumé
En islam, la maladie est une épreuve qui purifie les péchés et élève le rang du croyant patient. Le Prophète (paix et salut sur lui) a enseigné des douas spécifiques pour la guérison, la visite du malade et le soulagement de la souffrance. Que ce soit pour un proche atteint de cancer, une personne dans le coma ou toute maladie grave, le croyant dispose d'invocations authentiques tirées du Coran et de la Sunna pour implorer la miséricorde et la guérison d'Allah, Ash-Shafi (le Guérisseur).
La place de la maladie en islam
La maladie occupe une place particulière dans la vision islamique de l'existence. Loin d'être perçue uniquement comme un châtiment, elle est considérée comme une épreuve divine qui comporte de multiples sagesses. Le Coran enseigne que chaque être humain sera éprouvé, et la maladie fait partie de ces épreuves par lesquelles Allah teste la foi, la patience et la confiance de Ses serviteurs.
Le Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) a profondément changé la perception de la maladie en enseignant que toute souffrance physique est une source d'expiation des péchés. Qu'il s'agisse d'un simple mal de tête, d'une maladie chronique comme le cancer ou d'un état grave comme le coma, chaque instant de patience face à la douleur est compté auprès d'Allah comme une bonne action et une purification spirituelle.
ما يصيب المسلم من نصب ولا وصب ولا هم ولا حزن ولا أذى ولا غم حتى الشوكة يشاكها إلا كفر الله بها من خطاياه
« Le musulman n'est atteint d'aucune fatigue, maladie, souci, tristesse, nuisance ou chagrin, pas même une épine qui le pique, sans qu'Allah ne lui efface par cela une partie de ses péchés. »
— Rapporté par al-Bukhari (5641) et Muslim (2573)
Ce hadith fondamental établit un principe essentiel : aucune souffrance n'est vaine pour le croyant. Le cancer, le coma, les maladies graves qui semblent si injustes aux yeux du monde sont, dans la perspective islamique, des occasions de purification et d'élévation spirituelle. Le malade qui patiente et reste attaché à sa foi sort de son épreuve purifié comme l'or sort du feu, débarrassé de ses impuretés.
- La maladie comme purification : chaque douleur endurée avec patience efface des péchés et élève le rang du croyant auprès d'Allah.
- Pas de maladie sans remède : le Prophète (paix et salut sur lui) a affirmé qu'Allah a créé un remède pour chaque maladie (al-Bukhari), encourageant ainsi la recherche de traitement.
- Se soigner est recommandé : l'islam encourage à se soigner par tous les moyens licites, tout en sachant que la guérison véritable ne vient que d'Allah.

Les douas de guérison pour le malade
Le Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) a enseigné plusieurs invocations spécifiques pour demander la guérison à Allah. Ces douas sont des trésors prophétiques que le malade peut réciter lui-même ou que ses proches peuvent réciter en sa faveur, notamment dans les cas de maladies graves comme le cancer ou lorsque le patient est dans le coma.
1. La grande doua de guérison
C'est l'invocation de guérison la plus complète et la plus connue, rapportée par Aïcha (qu'Allah l'agrée). Le Prophète (paix et salut sur lui) la récitait en passant sa main sur le corps du malade. Cette doua reconnaît qu'Allah seul est le véritable Guérisseur et que toute guérison provient exclusivement de Lui.
اللَّهُمَّ رَبَّ النَّاسِ أَذْهِبِ الْبَأْسَ اشْفِ أَنْتَ الشَّافِي لَا شِفَاءَ إِلَّا شِفَاؤُكَ شِفَاءً لَا يُغَادِرُ سَقَمًا
Phonétique : Allahumma Rabban-nas, adh-hibil-ba's, ishfi Antash-Shafi, la shifa'a illa shifa'uk, shifa'an la yughadiru saqama
« Seigneur des hommes, ôte le mal, guéris, Tu es le Guérisseur, il n'y a de guérison que Ta guérison, une guérison qui ne laisse aucune maladie »
Rapporté par al-Bukhari (5675) et Muslim (2191)
2. La doua en posant la main sur la douleur
Le Prophète (paix et salut sur lui) enseignait à celui qui ressent une douleur de poser sa main sur l'endroit douloureux et de réciter cette invocation. Elle est particulièrement adaptée pour les malades souffrant de douleurs localisées, comme celles liées au cancer ou aux traitements médicaux.
بِسْمِ اللَّهِ (ثَلَاثًا) أَعُوذُ بِعِزَّةِ اللَّهِ وَقُدْرَتِهِ مِنْ شَرِّ مَا أَجِدُ وَأُحَاذِرُ
Phonétique : Bismillah (trois fois), a'udhu bi 'izzatillahi wa qudratih min sharri ma ajidu wa uhadhir
« Au nom d'Allah (trois fois), je cherche refuge dans la puissance d'Allah et Sa capacité contre le mal de ce que je ressens et que je redoute »
Rapporté par Muslim (2202)
3. La doua de la roqya par sourate Al-Fatiha
La sourate Al-Fatiha est qualifiée par le Prophète (paix et salut sur lui) de « Ar-Ruqya » (l'incantation guérisseuse). Un compagnon a guéri un homme piqué par un scorpion en récitant uniquement cette sourate, et le Prophète a approuvé cette pratique. Elle peut être récitée sur le malade, soufflée sur lui ou lue dans de l'eau qu'il boira.
بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ ○ الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ ○ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ ○ مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ ○ إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ ○ اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ ○ صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلَا الضَّالِّينَ
Phonétique : Bismillahir-Rahmanir-Rahim. Al-hamdu lillahi Rabbil-'alamin. Ar-Rahmanir-Rahim. Maliki yawmid-din. Iyyaka na'budu wa iyyaka nasta'in. Ihdinas-siratal-mustaqim. Siratal-ladhina an'amta 'alayhim ghayril-maghdubi 'alayhim wa lad-dallin.
« Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Louange à Allah, Seigneur de l'univers. Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Maître du Jour de la rétribution. C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours. Guide-nous dans le droit chemin. Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés »
Sourate Al-Fatiha (1:1-7) — Réciter 7 fois sur le malade (al-Bukhari, 5736)
Les savants recommandent de combiner ces différentes douas de guérison, de les réciter avec une foi sincère et une certitude en la capacité d'Allah de guérir toute maladie, aussi grave soit-elle. La conviction du coeur est une condition essentielle de l'exaucement de ces invocations. Le malade ou ses proches doivent invoquer avec espoir, sans jamais désespérer de la miséricorde divine.
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Voir les formations recommandéesVisiter le malade en islam : mérites et douas
La visite du malade (iyada al-marid) est un acte d'une importance considérable en islam. Elle fait partie des droits du musulman sur son frère et constitue l'une des oeuvres les plus méritoires auprès d'Allah. Le Prophète (paix et salut sur lui) a multiplié les encouragements à cette pratique et a enseigné des douas spécifiques à réciter lors de la visite.
من عاد مريضًا لم يزل في خرفة الجنة حتى يرجع
« Celui qui rend visite à un malade ne cesse d'être dans la khurfa (la cueillette) du Paradis jusqu'à son retour. »
— Rapporté par Muslim (2568)
Ce hadith extraordinaire signifie que celui qui visite un malade récolte les fruits du Paradis pendant toute la durée de sa visite. Les savants expliquent que la « khurfa » désigne la récolte des fruits mûrs, ce qui symbolise les récompenses abondantes qu'Allah accorde au visiteur. Cette récompense commence dès qu'il quitte son domicile et ne s'arrête qu'à son retour.
Doua de visite du malade
Lorsque le visiteur entre chez le malade, il est recommandé de prononcer cette parole rassurante et pleine d'espoir, qui combine le réconfort psychologique et la bonne annonce spirituelle.
لَا بَأْسَ طَهُورٌ إِنْ شَاءَ اللَّهُ
Phonétique : La ba's, tahourun in sha'Allah
« Pas de mal, c'est une purification si Allah le veut »
Rapporté par al-Bukhari (5656)
Cette parole prophétique est d'une profondeur remarquable. Elle rassure le malade en lui disant que son état n'est pas grave (« la ba's »), puis lui annonce la bonne nouvelle que sa maladie le purifie de ses péchés (« tahour »). Pour le malade atteint de cancer ou d'une maladie grave, entendre ces mots est un baume pour le coeur et un rappel que sa souffrance a un sens profond devant Allah.
Doua à réciter sept fois auprès du malade
Le Prophète (paix et salut sur lui) a enseigné que celui qui visite un malade dont le terme n'est pas encore arrivé et qui récite cette invocation sept fois, le malade sera guéri par la permission d'Allah.
أَسْأَلُ اللَّهَ الْعَظِيمَ رَبَّ الْعَرْشِ الْعَظِيمِ أَنْ يَشْفِيَكَ
Phonétique : As'alullaha al-'Adhima Rabbal-'Arshil-'Adhim an yashfiyak
« Je demande à Allah le Très Grand, Seigneur du Trône immense, de te guérir »
Rapporté par Abu Dawud (3106) et at-Tirmidhi (2083) — À réciter 7 fois
- Le moment de la visite : les savants recommandent de ne pas prolonger excessivement la visite pour ne pas fatiguer le malade, sauf s'il le souhaite.
- L'attitude du visiteur : donner espoir au malade, lui rappeler la miséricorde d'Allah et éviter toute parole décourageante ou pessimiste.
- Les 70 000 anges : le Prophète (paix et salut sur lui) a dit que lorsqu'un musulman visite un malade le matin, 70 000 anges invoquent Allah en sa faveur jusqu'au soir (at-Tirmidhi).
Doua pour le cancer et les maladies graves
Le cancer est l'une des épreuves les plus douloureuses que puisse traverser un être humain. En islam, face à cette maladie redoutable, le croyant ne reste pas démuni. Il dispose de plusieurs moyens spirituels pour affronter cette épreuve : les douas authentiques, la récitation du Coran, la patience et la confiance absolue en Allah. Le traitement médical et le recours à la doua ne sont pas contradictoires mais complémentaires.
Le Prophète (paix et salut sur lui) a affirmé un principe fondamental qui donne espoir à tout malade, quelle que soit la gravité de son état :
ما أنزل الله داء إلا أنزل له شفاء
« Allah n'a pas fait descendre une maladie sans avoir fait descendre son remède. »
— Rapporté par al-Bukhari (5678)
Ce hadith est une source d'espoir immense pour les malades du cancer et de toute maladie grave. Il affirme que le remède existe, même si la médecine humaine ne l'a pas encore découvert. Le croyant combine donc la recherche du traitement médical avec l'invocation sincère adressée à Allah, sachant que la guérison véritable ne vient que de Lui.
Pour le malade atteint de cancer, les savants recommandent de multiplier les invocations suivantes : la grande doua de guérison (Allahumma Rabban-nas...), la récitation régulière de sourate Al-Fatiha, les versets de guérison (ayat ash-shifa), et les invocations du matin et du soir. Il est également recommandé de faire la doua de guérison avec constance et persévérance, sans jamais désespérer de la réponse d'Allah.

L'entourage du malade a également un rôle crucial à jouer. Les proches peuvent réciter le Coran au chevet du malade, faire des douas en sa faveur, lui rappeler les mérites de la patience et l'encourager dans son parcours de soins. L'islam enseigne que la doua du frère musulman pour son frère absent est exaucée, un ange étant désigné pour dire « Amine, et à toi la même chose » à chaque invocation (Muslim).
Doua pour une personne dans le coma
Lorsqu'un proche se trouve dans le coma, la situation est particulièrement éprouvante car le malade ne peut plus communiquer ni invoquer lui-même. Dans ce cas, la responsabilité de l'invocation incombe aux proches qui prennent le relais spirituel. Les savants de l'islam affirment que la doua faite en faveur d'un absent est exaucée et que les anges y répondent par « Amine ».
Pour la personne dans le coma, les proches sont encouragés à réciter à son chevet les douas de guérison mentionnées précédemment, ainsi que les sourates suivantes : Al-Fatiha, Al-Baqara (versets 1-5 et 255-257 et 285-286), Al-Ikhlas, Al-Falaq et An-Nas. Les savants recommandent également de réciter sourate Yasin, bien que les avis divergent sur le fait de la réserver aux mourants ou de l'utiliser pour les malades en général.
رَبِّ إِنِّي مَسَّنِيَ الضُّرُّ وَأَنتَ أَرْحَمُ الرَّاحِمِينَ
Phonétique : Rabbi inni massaniya ad-durru wa Anta arhamur-rahimin
« Seigneur, le mal m'a touché et Tu es le plus Miséricordieux des miséricordieux »
Coran, sourate Al-Anbiya (21:83) — Doua du prophète Ayyub (paix sur lui)
La doua du prophète Ayyub (Job) est particulièrement appropriée dans le contexte des maladies graves et du coma. Ayyub (paix sur lui) a enduré une maladie extrêmement longue et douloureuse, perdant sa santé, ses biens et ses enfants. Malgré tout, il est resté patient et a continué à invoquer Allah avec cette doua d'une simplicité bouleversante. Allah l'a finalement guéri et lui a rendu plus que ce qu'il avait perdu.
- Réciter au chevet du malade : même si la personne est dans le coma, les savants affirment qu'elle peut bénéficier de la récitation du Coran et des douas faites en sa faveur.
- La sadaqa en son nom : les proches peuvent faire l'aumône au nom du malade et demander à Allah de le guérir par cette bonne action.
- Ne jamais perdre espoir : tant que l'âme est dans le corps, l'espoir de guérison reste permis. Allah est capable de toute chose et les miracles médicaux existent.
Les versets coraniques de guérison (ayat ash-shifa)
Le Coran est lui-même décrit comme une guérison (« shifa ») pour ce qui est dans les poitrines. Allah dit : « Nous faisons descendre du Coran ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants » (Al-Isra, 17:82). Les savants ont identifié six versets spécifiques contenant le mot « shifa » (guérison), appelés collectivement les ayat ash-shifa.
Ces six versets de guérison sont dispersés dans différentes sourates du Coran : At-Tawba (9:14), Yunus (10:57), An-Nahl (16:69), Al-Isra (17:82), Ash-Shu'ara (26:80) et Fussilat (41:44). Les savants recommandent de les réciter ensemble sur le malade ou dans de l'eau que le malade boira. Parmi ces versets, celui de la sourate Ash-Shu'ara rapporte la parole du prophète Ibrahim (paix sur lui) :
وَإِذَا مَرِضْتُ فَهُوَ يَشْفِينِ
Phonétique : Wa idha maridtu fa huwa yashfin
« Et quand je suis malade, c'est Lui qui me guérit »
Coran, sourate Ash-Shu'ara (26:80)
Ce verset est d'une puissance spirituelle considérable. Ibrahim (paix sur lui) attribue la maladie à lui-même par politesse envers Allah (« quand je suis malade ») mais attribue la guérison exclusivement à Allah (« c'est Lui qui me guérit »). Ce verset résume toute la croyance islamique face à la maladie : le mal est une épreuve, et la guérison est un don divin. Le croyant malade doit s'accrocher à cette certitude, que sa maladie soit un cancer, un coma ou toute autre affliction.
La pratique recommandée pour la roqya par le Coran consiste à réciter ces versets avec sincérité et concentration, en soufflant doucement sur le malade ou sur ses mains que l'on passe ensuite sur le corps du malade. Le Prophète (paix et salut sur lui) procédait ainsi, comme le rapporte Aïcha (qu'Allah l'agrée) : « Lorsque le Prophète tombait malade, il récitait les sourates protectrices et soufflait sur lui-même. Lorsque sa maladie s'aggrava, c'est moi qui les récitais et passais ses mains sur son corps » (al-Bukhari et Muslim).
La patience face à la maladie : une récompense immense
La patience (sabr) face à la maladie est l'un des actes d'adoration les plus élevés en islam. Allah a promis aux patients une récompense sans limites : « Les endurants auront leur pleine récompense sans compter » (Az-Zumar, 39:10). Cette promesse divine est particulièrement significative pour les malades atteints de maladies longues et douloureuses comme le cancer.
عجبًا لأمر المؤمن إن أمره كله خير وليس ذاك لأحد إلا للمؤمن إن أصابته سراء شكر فكان خيرًا له وإن أصابته ضراء صبر فكان خيرًا له
« Comme l'affaire du croyant est étonnante ! Tout ce qui lui arrive est un bien, et cela n'est accordé qu'au croyant : s'il est touché par un bonheur, il remercie, et c'est un bien pour lui ; s'il est touché par un malheur, il patiente, et c'est un bien pour lui. »
— Rapporté par Muslim (2999)
Ce hadith est un véritable trésor pour le malade. Il lui enseigne que sa situation, aussi difficile soit-elle, est un bien pour lui s'il fait preuve de patience. Le cancer qui ronge le corps, le coma qui prive de conscience, les traitements douloureux qui épuisent : tout cela, enduré avec patience et confiance en Allah, devient une source de récompense infinie. Le croyant malade est donc gagnant dans tous les cas : s'il guérit, il remercie Allah ; s'il reste malade, il accumule les récompenses par sa patience.
Les savants précisent que la patience requise n'est pas l'absence de douleur ou de tristesse. Le Prophète (paix et salut sur lui) a lui-même pleuré lors de la mort de son fils Ibrahim, en disant : « L'oeil verse des larmes, le coeur est triste, mais nous ne disons que ce qui satisfait notre Seigneur » (al-Bukhari). La patience, c'est retenir sa langue des plaintes contre Allah, maintenir sa foi dans la sagesse divine et continuer à invoquer avec espoir, même au coeur de la souffrance la plus intense.
Pour les proches du malade, qu'il s'agisse d'un patient atteint de cancer en phase terminale ou d'une personne plongée dans le coma depuis des mois, la patience est également requise. Accompagner un malade grave est une épreuve en soi, et Allah récompense aussi ceux qui soutiennent les malades avec dévouement et amour. La doua contre la douleur et la doua de visite du malade sont des moyens précieux pour soutenir le malade et gagner la récompense divine.
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Questions fréquentes
La doua la plus connue pour un malade est : « Allahumma Rabban-nas, adh-hibil-ba's, ishfi Antash-Shafi, la shifa'a illa shifa'uk, shifa'an la yughadiru saqama » (Seigneur des hommes, ôte le mal, guéris, Tu es le Guérisseur, il n'y a de guérison que Ta guérison, une guérison qui ne laisse aucune maladie). Ce hadith est rapporté par al-Bukhari et Muslim. On peut également dire lors de la visite : « La ba's, tahourun in sha'Allah » (Pas de mal, c'est une purification si Allah le veut).
Oui, absolument. Il n'existe pas de restriction sur le type de maladie pour laquelle on peut invoquer Allah. Le cancer, comme toute autre maladie, est une épreuve qu'Allah peut guérir. Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Allah n'a pas fait descendre une maladie sans avoir fait descendre son remède » (al-Bukhari). Les douas de guérison, la récitation du Coran (roqya) et la patience sont les armes spirituelles du croyant face au cancer.
Pour une personne dans le coma, les proches peuvent réciter les douas de guérison à son chevet, lire la sourate Al-Fatiha, les versets de guérison (ayat ash-shifa) et faire des invocations en sa faveur. Même si le malade ne peut répondre, les anges disent « Amine » aux invocations faites en sa faveur. Les savants recommandent également de réciter sourate Yasin et les sourates protectrices (Al-Falaq et An-Nas) auprès du malade.
Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Lorsqu'un musulman rend visite à un malade, il ne cesse d'être dans la khurfa du Paradis jusqu'à son retour » (Muslim). La visite du malade est un droit du musulman sur son frère et fait partie des cinq droits mentionnés dans le hadith authentique. Celui qui visite un malade reçoit la miséricorde d'Allah, les invocations des anges et une récompense immense.
Oui, la maladie est une source d'expiation des péchés pour le croyant patient. Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Le musulman n'est atteint d'aucune fatigue, maladie, souci, tristesse, nuisance ou chagrin, pas même une épine qui le pique, sans qu'Allah ne lui efface par cela une partie de ses péchés » (al-Bukhari et Muslim). La patience face à la maladie élève le rang du croyant et purifie ses fautes.
Oui, la roqya par le Coran est légitime et recommandée pour toute maladie, y compris le cancer. Le Prophète (paix et salut sur lui) a validé la roqya par la sourate Al-Fatiha et les sourates protectrices. La roqya consiste à réciter le Coran et les invocations prophétiques sur le malade ou dans de l'eau qu'il boira. Elle ne remplace pas le traitement médical mais le complète en tant que moyen spirituel de guérison.
Plusieurs sourates et versets sont recommandés pour la guérison : la sourate Al-Fatiha (qualifiée de Ar-Ruqya par le Prophète), le verset du Trône (Ayat al-Kursi, 2:255), les deux derniers versets de sourate Al-Baqara, sourate Al-Ikhlas, sourate Al-Falaq et sourate An-Nas. On peut également réciter les six versets de guérison (ayat ash-shifa) dispersés dans le Coran.
L'islam encourage à soutenir le malade de plusieurs manières : lui rendre visite régulièrement, réciter des douas en sa faveur, lui rappeler le mérite de la patience, l'aider matériellement dans ses besoins, faire la roqya pour lui et surtout ne jamais perdre espoir en la miséricorde d'Allah. Le Prophète (paix et salut sur lui) interdisait de dire au malade des paroles décourageantes et encourageait à lui donner espoir.
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