En résumé
La prosternation (soujoud ou sajda) est le pilier le plus noble de la prière en islam. C'est le moment où le serviteur est le plus proche d'Allah, comme l'a affirmé le Prophète (paix et salut sur lui). Pendant le soujoud, le croyant glorifie son Seigneur par le dhikr « Subhana Rabbiya al-A'la » et peut multiplier les invocations personnelles. Cet article rassemble les douas authentiques de la prosternation, du sujud ash-shukr et du sujud at-tilawah.
L'importance du soujoud en islam
Le soujoud (سجود), également appelé sajda, est l'acte de prosternation durant lequel le croyant pose son front, son nez, ses deux mains, ses deux genoux et les extrémités de ses pieds sur le sol. Cet acte constitue le sommet de l'humilité et de la soumission à Allah. C'est dans cette position que le musulman atteint le degré ultime de proximité avec son Créateur, car il place la partie la plus noble de son corps — le visage — au niveau le plus bas, en signe de dévotion totale.
Le Coran mentionne la prosternation à de nombreuses reprises et en fait un signe distinctif des croyants sincères. Allah dit : « Leur signe est sur leurs visages, à cause de la trace de la prosternation » (Coran, 48:29). Cette marque, qu'elle soit physique ou spirituelle, symbolise l'attachement du croyant à son Seigneur et la régularité de sa prière. Les prophètes, les anges et l'ensemble de la création se prosternent devant Allah, faisant du soujoud un acte d'adoration universel qui transcende le temps et l'espace.
أَقْرَبُ مَا يَكُونُ الْعَبْدُ مِنْ رَبِّهِ وَهُوَ سَاجِدٌ فَأَكْثِرُوا الدُّعَاءَ
« Le moment où le serviteur est le plus proche de son Seigneur est lorsqu'il est en prosternation. Multipliez-y donc les invocations. »
— Rapporté par Muslim (482)
Ce hadith fondamental établit le lien entre le soujoud et l'invocation. Le Prophète (paix et salut sur lui) ne se contente pas de décrire la proximité divine durant la prosternation : il ordonne d'en profiter pour multiplier les douas. C'est pourquoi les savants de l'islam ont toujours insisté sur l'importance de prolonger le soujoud et d'y formuler ses demandes les plus chères, car c'est un moment privilégié où la porte de l'exaucement est grande ouverte.
- Le soujoud dans la prière : chaque rak'a contient deux prosternations, ce qui représente au minimum 34 soujoud par jour pour les cinq prières obligatoires.
- Chemin vers le Paradis : le Prophète (paix et salut sur lui) a dit à Rabi'a ibn Ka'b, qui demandait sa compagnie au Paradis : « Aide-moi en multipliant les prosternations » (Muslim).
- Élévation des degrés : chaque prosternation élève le croyant d'un degré auprès d'Allah et efface un péché, comme l'a enseigné le Prophète (paix et salut sur lui) dans un hadith rapporté par Muslim.

Subhana Rabbiya al-A'la : le dhikr de la prosternation
Le dhikr principal de la prosternation est la formule « Subhana Rabbiya al-A'la », qui signifie « Gloire à mon Seigneur le Très-Haut ». Cette glorification est le coeur même du soujoud et constitue le fondement sur lequel s'ajoutent ensuite les invocations supplémentaires. Le Prophète (paix et salut sur lui) a enseigné cette formule lorsque fut révélé le verset : « Glorifie le nom de ton Seigneur le Très-Haut » (Coran, 87:1).
Doua n°1 : Subhana Rabbiya al-A'la
سُبْحَانَ رَبِّيَ الْأَعْلَى
Subhana Rabbiya al-A'la
« Gloire à mon Seigneur le Très-Haut. »
À répéter au minimum 3 fois — Rapporté par Abu Dawud (869), at-Tirmidhi (262)
Les savants expliquent que cette formule est parfaitement adaptée à la position du soujoud. Alors que le corps du croyant est dans la position la plus basse, sa langue glorifie Allah par Son nom le plus élevé (al-A'la). Ce contraste entre la position physique d'humilité et la glorification de l'Élévation divine crée une harmonie spirituelle profonde. Le roukou' (inclinaison) est accompagné de « Subhana Rabbiya al-Adhim » (Gloire à mon Seigneur l'Immense), tandis que le soujoud, position encore plus basse, est accompagné de la glorification du Très-Haut.
Doua n°2 : Glorification et demande de pardon
سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ رَبَّنَا وَبِحَمْدِكَ اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي
Subhanaka Allahumma Rabbana wa bihamdika, Allahumma ighfir li
« Gloire à Toi, ô Allah notre Seigneur, et par Ta louange. Ô Allah, pardonne-moi. »
Rapporté par al-Bukhari (794) et Muslim (484)
'Aisha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a rapporté que le Prophète (paix et salut sur lui) répétait fréquemment cette invocation dans son roukou' et son soujoud, appliquant ainsi le commandement coranique : « Glorifie par la louange de ton Seigneur et demande-Lui pardon » (Coran, 110:3). Cette doua combine deux dimensions essentielles : la glorification d'Allah et la demande de pardon, faisant du soujoud un moment de purification spirituelle intense.
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Voir les formations recommandéesLes douas authentiques à réciter dans la prosternation
Au-delà du dhikr obligatoire, le Prophète (paix et salut sur lui) nous a enseigné plusieurs invocations magnifiques à réciter pendant le soujoud. Ces douas couvrent la demande de pardon, la protection, la guidance et la glorification d'Allah. Chacune d'elles enrichit la prosternation et transforme ce pilier de la prière en un véritable dialogue intime avec le Créateur.
Doua n°3 : Demande de pardon complète
اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي ذَنْبِي كُلَّهُ دِقَّهُ وَجِلَّهُ وَأَوَّلَهُ وَآخِرَهُ وَعَلَانِيَتَهُ وَسِرَّهُ
Allahumma ighfir li dhanbi kullahu, diqqahu wa jillahu, wa awwalahu wa akhirahu, wa 'alaniyatahu wa sirrahu
« Ô Allah, pardonne-moi tous mes péchés : les petits et les grands, les premiers et les derniers, ceux commis en public et ceux commis en secret. »
Rapporté par Muslim (483)
Cette invocation est d'une richesse remarquable. Le Prophète (paix et salut sur lui) demandait le pardon pour l'ensemble de ses péchés en les détaillant par catégories : petits et grands, anciens et récents, publics et secrets. Cette exhaustivité enseigne au croyant à ne rien omettre dans sa demande de pardon et à profiter du soujoud — moment de proximité maximale avec Allah — pour se purifier de tous ses manquements.
Doua n°4 : Glorification détaillée
سُبُّوحٌ قُدُّوسٌ رَبُّ الْمَلَائِكَةِ وَالرُّوحِ
Subbuhun Quddusun Rabbul-mala'ikati war-Ruh
« Très Glorifié, Très Saint, Seigneur des anges et de l'Esprit (Jibril). »
Rapporté par Muslim (487)
Doua n°5 : Soumission totale dans le soujoud
اللَّهُمَّ لَكَ سَجَدْتُ وَبِكَ آمَنْتُ وَلَكَ أَسْلَمْتُ سَجَدَ وَجْهِيَ لِلَّذِي خَلَقَهُ وَصَوَّرَهُ وَشَقَّ سَمْعَهُ وَبَصَرَهُ تَبَارَكَ اللَّهُ أَحْسَنُ الْخَالِقِينَ
Allahumma laka sajadtu wa bika amantu wa laka aslamtu. Sajada wajhi lilladhi khalaqahu wa sawwarahu wa shaqqa sam'ahu wa basarahu. Tabaraka Allahu ahsanul-khaliqin.
« Ô Allah, c'est devant Toi que je me prosterne, en Toi que je crois et à Toi que je me soumets. Mon visage se prosterne devant Celui qui l'a créé, lui a donné sa forme, et lui a ouvert son ouïe et sa vue. Béni soit Allah, le Meilleur des créateurs. »
Rapporté par Muslim (771)
Cette magnifique invocation est particulièrement recommandée dans les prières surérogatoires et le qiyam al-layl (prière nocturne). Elle résume toute la philosophie du soujoud : reconnaître la seigneurie d'Allah, Lui remettre tout son être et méditer sur Ses bienfaits. Le croyant qui récite cette doua avec compréhension et méditation transforme sa prosternation en une expérience spirituelle profonde qui renforce son lien avec Allah.
إِذَا سَجَدَ أَحَدُكُمْ فَلَا يَبْرُكْ كَمَا يَبْرُكُ الْبَعِيرُ وَلْيَضَعْ يَدَيْهِ قَبْلَ رُكْبَتَيْهِ
« Lorsque l'un d'entre vous se prosterne, qu'il ne s'agenouille pas comme le chameau. Qu'il pose ses mains avant ses genoux. »
— Rapporté par Abu Dawud (840), an-Nasa'i (1091)
Le plus proche d'Allah : la sagesse du soujoud
Le hadith « le serviteur est le plus proche de son Seigneur lorsqu'il est en prosternation » (Muslim) contient une sagesse profonde que les savants de l'islam ont longuement méditée. Comment se fait-il que le moment où le corps est le plus bas soit celui où l'âme est le plus élevée ? Cette apparente contradiction recèle l'un des enseignements les plus beaux de la spiritualité islamique.
L'imam Ibn al-Qayyim explique que lorsque le croyant abaisse son corps et pose son visage au sol, son coeur s'élève vers Allah. Plus l'humilité extérieure est grande, plus l'élévation intérieure est puissante. C'est un principe fondamental de la spiritualité islamique : celui qui s'abaisse devant Allah est élevé, et celui qui s'enorgueillit est rabaissé. Le soujoud est donc la manifestation la plus pure de l'uboodiyyah (servitude envers Allah), qui est le plus haut degré que l'être humain puisse atteindre.

C'est pour cette raison que le Prophète (paix et salut sur lui) a ordonné de « multiplier les invocations » dans cette position. Puisque le serviteur est au plus proche de son Seigneur, ses douas sont plus susceptibles d'être exaucées. Les savants recommandent donc de ne pas se presser dans le soujoud, mais de le prolonger autant que possible, en alternant entre le dhikr (« Subhana Rabbiya al-A'la »), les douas prophétiques mentionnées dans cet article et les invocations personnelles dans sa propre langue.
- Prolonger le soujoud : ne pas se précipiter est essentiel. Le Prophète (paix et salut sur lui) prolongeait parfois sa prosternation au point que les compagnons pensaient qu'il avait oublié.
- La présence du coeur : le soujoud sans khushu' (concentration spirituelle) perd une grande partie de sa valeur. Le croyant doit méditer sur le sens de sa position et la grandeur de Celui devant qui il se prosterne.
- Invoquer pour l'essentiel : profiter de ce moment privilégié pour demander à Allah ce qui nous tient le plus à coeur : la guidance, le pardon, la protection et le bien de ce monde et de l'au-delà.
Le sujud ash-shukr : la prosternation de gratitude
Le sujud ash-shukr (سجود الشكر) est une prosternation effectuée en dehors de la prière pour exprimer sa gratitude envers Allah lorsqu'on reçoit un bienfait particulier ou qu'un malheur est écarté. Cette pratique est attestée par la Sunna du Prophète (paix et salut sur lui) et de ses compagnons, qui se prosternaient spontanément en signe de remerciement lorsqu'une bonne nouvelle leur parvenait.
كَانَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِذَا جَاءَهُ أَمْرٌ يَسُرُّهُ خَرَّ سَاجِدًا شُكْرًا لِلَّهِ تَعَالَى
« Lorsqu'une chose réjouissante arrivait au Prophète (paix et salut sur lui), il se prosternait en signe de gratitude envers Allah le Très-Haut. »
— Rapporté par Abu Dawud (2774), at-Tirmidhi (1578)
Abu Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) se prosterna lorsqu'il apprit la mort de Musaylima le menteur. Ka'b ibn Malik se prosterna lorsqu'il reçut la bonne nouvelle de l'acceptation de son repentir par Allah, relatée dans la sourate at-Tawba. 'Ali ibn Abi Talib se prosterna lorsqu'il découvrit Dhul-Thudayya parmi les khawarij, confirmant la prophétie du Messager d'Allah. Ces exemples montrent que le sujud ash-shukr est une pratique profondément enracinée dans la tradition prophétique.
Quand effectuer le sujud ash-shukr
Lors de la réception d'une bonne nouvelle (naissance, guérison, réussite), lors de l'éloignement d'un malheur, ou en prenant conscience d'un bienfait d'Allah que l'on avait négligé.
Comment effectuer le sujud ash-shukr
Se diriger vers la qibla si possible, prononcer le takbir (Allahu Akbar), se prosterner et dire « Subhana Rabbiya al-A'la » puis des invocations de remerciement. Il n'y a ni tashahud ni salam selon l'avis majoritaire.
Douas recommandées dans le sujud ash-shukr
On peut dire « Subhana Rabbiya al-A'la », remercier Allah pour le bienfait spécifique reçu, et demander Sa bénédiction pour qu'il perdure. Toute formule de gratitude sincère est acceptée.
Le sujud at-tilawah : la prosternation de récitation
Le sujud at-tilawah (سجود التلاوة) est une prosternation prescrite lors de la récitation ou l'écoute de certains versets du Coran qui contiennent un signe de prosternation. Il y a 15 endroits dans le Coran où cette prosternation est prescrite, selon l'avis de la majorité des savants. Cette prosternation manifeste l'obéissance du croyant à l'injonction divine et son humilité devant la Parole d'Allah.
Doua n°6 : Invocation du sujud at-tilawah
سَجَدَ وَجْهِيَ لِلَّذِي خَلَقَهُ وَشَقَّ سَمْعَهُ وَبَصَرَهُ بِحَوْلِهِ وَقُوَّتِهِ فَتَبَارَكَ اللَّهُ أَحْسَنُ الْخَالِقِينَ
Sajada wajhi lilladhi khalaqahu wa shaqqa sam'ahu wa basarahu bihawlihi wa quwwatihi. Fatabaraka Allahu ahsanul-khaliqin.
« Mon visage se prosterne devant Celui qui l'a créé et lui a donné l'ouïe et la vue par Sa puissance et Sa force. Béni soit Allah, le Meilleur des créateurs. »
Rapporté par at-Tirmidhi (580), Abu Dawud (1414)
Le Prophète (paix et salut sur lui) effectuait cette prosternation aussi bien dans la prière qu'en dehors de la prière lorsqu'il récitait le Coran. Les compagnons faisaient de même, et 'Umar ibn al-Khattab a récité le verset de la prosternation de la sourate an-Nahl sur le minbar un vendredi, puis est descendu pour se prosterner, et toute l'assemblée s'est prosternée avec lui. La semaine suivante, il récita le même verset mais ne se prosterna pas, montrant que cette prosternation est recommandée (sunnah) et non obligatoire selon l'avis de la majorité.
Parmi les sourates contenant un signe de prosternation, on retrouve : al-A'raf (v. 206), ar-Ra'd (v. 15), an-Nahl (v. 50), al-Isra' (v. 109), Maryam (v. 58), al-Hajj (v. 18 et 77), al-Furqan (v. 60), an-Naml (v. 26), as-Sajda (v. 15), Sad (v. 24), Fussilat (v. 38), an-Najm (v. 62), al-Inshiqaq (v. 21) et al-'Alaq (v. 19). Le musulman qui lit régulièrement le Coran rencontrera ces versets et aura ainsi l'occasion de multiplier ses prosternations devant Allah, enrichissant ainsi sa relation avec le Livre sacré. Pour approfondir votre rapport au Coran, consultez notre guide sur la doua du qounout récitée dans la prière du witr.
Conseils pour parfaire son soujoud et ses invocations
Le soujoud est bien plus qu'un simple mouvement physique : c'est un acte d'adoration complet qui engage le corps, le coeur et la langue du croyant. Pour en tirer le maximum de bénéfice spirituel, voici les conseils tirés de la Sunna et des enseignements des savants de l'islam.
Soigner la position physique
Poser les sept membres sur le sol, écarter les bras du corps, ne pas étendre les avant-bras au sol comme le chien, et garder les pieds droits avec les orteils orientés vers la qibla. Le Prophète (paix et salut sur lui) a détaillé chaque aspect de la position correcte du soujoud.
Cultiver le khushu' (recueillement)
Diriger le regard vers le lieu de prosternation, vider son esprit des pensées mondaines et se concentrer sur la signification des paroles prononcées. Le khushu' est l'âme de la prière, et le soujoud en est le coeur.
Varier les invocations
Alterner entre les différentes douas prophétiques mentionnées dans cet article pour enrichir sa prière et éviter la routine. Le Prophète (paix et salut sur lui) lui-même variait ses invocations d'un soujoud à l'autre.
Prolonger la prosternation la nuit
Le qiyam al-layl (prière nocturne) est le moment idéal pour prolonger ses prosternations et multiplier les invocations. Le dernier tiers de la nuit combine deux moments d'exaucement : la descente divine et la proximité du soujoud.
En résumé, le croyant qui souhaite parfaire son soujoud doit travailler sur trois dimensions simultanément : la correction de la position physique conformément à la Sunna, la présence du coeur et du recueillement intérieur, et la richesse des invocations prononcées. Ces trois éléments forment un ensemble indissociable qui transforme la prosternation en un véritable voyage spirituel vers la proximité divine. Découvrez également les invocations à réciter après la prière en islam pour compléter votre adoration.
- Commencer par le dhikr obligatoire : toujours dire « Subhana Rabbiya al-A'la » trois fois avant d'ajouter d'autres invocations.
- Invoquer en arabe et dans sa langue : les douas prophétiques en arabe ont une valeur particulière, mais les supplications personnelles dans sa langue maternelle sont parfaitement valides et encouragées.
- Ne pas négliger les prières surérogatoires : chaque prière supplémentaire offre davantage de prosternations et donc davantage de moments de proximité avec Allah.
- Apprendre les douas progressivement : mémoriser une nouvelle doua du soujoud chaque semaine permet d'enrichir sa prière sans se sentir submergé.
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Questions fréquentes
La doua principale de la prosternation est « Subhana Rabbiya al-A'la » (Gloire à mon Seigneur le Très-Haut), à répéter au minimum trois fois. Le Prophète (paix et salut sur lui) ajoutait également d'autres invocations comme « Subhanaka Allahumma Rabbana wa bihamdika, Allahumma ighfir li » (Gloire à Toi, ô Allah notre Seigneur, par Ta louange. Ô Allah, pardonne-moi).
Oui, le Prophète (paix et salut sur lui) a encouragé les musulmans à multiplier les invocations pendant la prosternation. Il a dit : « Le serviteur est le plus proche de son Seigneur lorsqu'il est en prosternation, alors multipliez-y les invocations » (Muslim). Après le dhikr obligatoire, on peut invoquer Allah dans toute langue pour ses besoins personnels.
Le minimum est de le dire une fois, mais la Sunna recommande de le répéter au moins trois fois. Le Prophète (paix et salut sur lui) le disait trois fois ou davantage. Certains savants rapportent qu'il le répétait parfois jusqu'à dix fois dans les prières nocturnes (qiyam al-layl).
Le sujud ash-shukr (prosternation de gratitude) est une prosternation effectuée en dehors de la prière pour remercier Allah d'un bienfait reçu ou d'un malheur écarté. Le Prophète (paix et salut sur lui) et ses compagnons la pratiquaient lorsqu'ils recevaient une bonne nouvelle. Elle se fait face à la qibla si possible, avec le takbir, et on y dit « Subhana Rabbiya al-A'la » et des douas de remerciement.
Le sujud at-tilawah est une prosternation effectuée lors de la récitation ou l'écoute de certains versets du Coran contenant un signe de prosternation. Il y a 15 endroits dans le Coran où cette prosternation est prescrite. On y dit « Subhana Rabbiya al-A'la » et on peut ajouter : « Sajada wajhi lilladhi khalaqahu wa shaqqa sam'ahu wa basarahu » (Mon visage se prosterne devant Celui qui l'a créé et lui a donné l'ouïe et la vue).
Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Le moment où le serviteur est le plus proche de son Seigneur est lorsqu'il est en prosternation » (Muslim). Les savants expliquent que c'est parce que le soujoud représente le sommet de l'humilité : le croyant pose la partie la plus noble de son corps (le visage) sur le sol, manifestant une soumission totale à Allah. Cette humilité extrême attire la proximité et la miséricorde divine.
Les savants divergent sur cette question. La majorité des hanbalites et l'imam ash-Shafi'i considèrent que les ablutions sont requises car le sujud ash-shukr est assimilé à une prière. L'avis de certains hanbalites et d'Ibn Taymiyyah est que les ablutions ne sont pas obligatoires pour le sujud ash-shukr, car ce n'est pas une prière au sens strict. L'avis le plus prudent est de faire ses ablutions si possible.
Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Il m'a été ordonné de me prosterner sur sept os : le front (et il a indiqué le nez), les deux mains, les deux genoux et les extrémités des deux pieds » (al-Bukhari et Muslim). Ces sept membres doivent tous toucher le sol pour que la prosternation soit valide selon la majorité des savants.
