En résumé
Le qounout est une invocation récitée dans la prière du witr et, exceptionnellement, lors de calamités (qounout an-nazilah). La doua la plus connue est celle enseignée par le Prophète (paix et salut sur lui) à al-Hasan ibn Ali : « Allahumma ihdini fiman hadayt ». Le fidèle lève les mains, paumes vers le ciel, et récite cette invocation dans la dernière rak'a du witr, avant ou après l'inclinaison selon les avis des savants.
Qu'est-ce que le qounout en islam ?
Le terme arabe qounout (قنوت) dérive de la racine « qa-na-ta » qui signifie obéissance, dévotion et humilité envers Allah. Dans le vocabulaire juridique islamique, le qounout désigne une invocation spécifique récitée durant la prière, le plus souvent dans la dernière rak'a de la prière du witr. Ce terme apparaît dans le Coran lui-même, où Allah dit : « Et tenez-vous debout devant Allah avec dévotion (qanitin) » (Coran, 2:238).
Le qounout est un moment privilégié de communion entre le serviteur et son Seigneur. Debout dans la prière, les mains levées vers le ciel, le fidèle adresse à Allah une supplique empreinte d'humilité, de reconnaissance et de demande de guidée. C'est un acte d'adoration qui résume l'essence même de la relation entre le croyant et son Créateur : la dépendance totale envers Allah et la confiance absolue en Sa miséricorde.
Les savants distinguent principalement deux types de qounout. Le premier est le qounout al-witr, récité régulièrement dans la prière du witr, la dernière prière de la nuit. Le second est le qounout an-nazilah, une invocation exceptionnelle récitée lors de calamités, de guerres ou de catastrophes qui frappent la communauté musulmane. Chacun de ces deux types possède ses propres textes, ses moments et ses règles que nous détaillerons dans cet article.
- Qounout al-witr : invocation régulière dans la prière du witr, pratiquée toute l'année.
- Qounout an-nazilah : invocation exceptionnelle lors de calamités, récitée dans les prières obligatoires.
- Un acte de dévotion : le qounout incarne l'humilité et la soumission du croyant devant Allah, debout dans la prière et les mains levées.

La doua du qounout al-witr : Allahumma ihdini fiman hadayt
La doua du qounout al-witr est l'invocation la plus connue et la plus récitée dans la prière du witr. Elle a été enseignée par le Prophète (paix et salut sur lui) à son petit-fils al-Hasan ibn Ali (qu'Allah les agrée) pour qu'il la récite dans la prière du witr. Ce texte prophétique constitue la base de l'invocation du qounout pratiquée par des millions de musulmans chaque nuit.
اللَّهُمَّ اهْدِنِي فِيمَنْ هَدَيْتَ، وَعَافِنِي فِيمَنْ عَافَيْتَ، وَتَوَلَّنِي فِيمَنْ تَوَلَّيْتَ، وَبَارِكْ لِي فِيمَا أَعْطَيْتَ، وَقِنِي شَرَّ مَا قَضَيْتَ، فَإِنَّكَ تَقْضِي وَلَا يُقْضَى عَلَيْكَ، وَإِنَّهُ لَا يَذِلُّ مَنْ وَالَيْتَ، وَلَا يَعِزُّ مَنْ عَادَيْتَ، تَبَارَكْتَ رَبَّنَا وَتَعَالَيْتَ
Phonétique : Allahumma ihdini fiman hadayt, wa 'afini fiman 'afayt, wa tawallani fiman tawallayt, wa barik li fima a'tayt, wa qini sharra ma qadayt, fa innaka taqdi wa la yuqda 'alayk, wa innahu la yadhillu man walayt, wa la ya'izzu man 'adayt, tabarakta Rabbana wa ta'alayt
« Seigneur, guide-moi parmi ceux que Tu as guidés, accorde-moi le bien-être parmi ceux à qui Tu l'as accordé, prends-moi en charge parmi ceux que Tu as pris en charge, bénis ce que Tu m'as donné, protège-moi du mal que Tu as décrété. Car c'est Toi qui décides et nul ne peut décider contre Toi. Celui que Tu prends comme allié ne sera jamais humilié, et celui que Tu prends comme ennemi ne sera jamais honoré. Béni sois-Tu, notre Seigneur, et Exalté »
Rapporté par Abu Dawud (1425), at-Tirmidhi (464), an-Nasa'i (1745)
علّم الحسن بن علي رسول الله صلى الله عليه وسلم كلمات يقولهن في قنوت الوتر
« Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) enseigna à al-Hasan ibn Ali des paroles à prononcer dans le qounout du witr. »
— Rapporté par Abu Dawud (1425), at-Tirmidhi (464), authentifié par al-Albani
Cette doua est d'une richesse spirituelle remarquable. Elle commence par la demande de guidance (hidaya), qui est le bien le plus précieux qu'un croyant puisse espérer. Puis elle enchaîne avec la demande de bien-être ('afiya), de protection divine (wilaya), de bénédiction (baraka) et de préservation contre le mal. Elle se conclut par l'affirmation de la souveraineté absolue d'Allah : c'est Lui qui décide, et nul ne peut s'opposer à Son décret.
Les savants recommandent de mémoriser cette doua en arabe et de la réciter avec compréhension et présence du coeur. Il est également permis d'y ajouter d'autres invocations après l'avoir récitée, comme la demande de pardon, la prière sur le Prophète (paix et salut sur lui) ou toute doua personnelle. Pour approfondir les invocations liées à la prière du witr, consultez notre article sur la doua du witr en islam.
Comprenez vos douas en arabe
Apprendre l'arabe vous permet de comprendre le Coran et les invocations prophétiques dans leur langue originale. Découvrez des formations adaptées aux francophones.
Voir les formations recommandéesLe qounout an-nazilah : l'invocation lors des calamités
Le qounout an-nazilah est une invocation récitée dans les prières obligatoires lorsque la communauté musulmane traverse une épreuve majeure : guerre, épidémie, catastrophe naturelle ou persécution. Contrairement au qounout du witr qui est régulier, le qounout an-nazilah est temporaire et lié à une situation spécifique. Il est pratiqué dans la dernière rak'a des cinq prières quotidiennes, après le ruku' (inclinaison).
قنت رسول الله صلى الله عليه وسلم شهرا بعد الركوع في صلاة الفجر يدعو على رعل وذكوان
« Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a pratiqué le qounout pendant un mois après le ruku' dans la prière du Fajr, invoquant contre les tribus de Ri'l et Dhakwan. »
— Rapporté par al-Bukhari (1002) et Muslim (677)
Ce hadith montre que le Prophète (paix et salut sur lui) a lui-même pratiqué le qounout an-nazilah après le massacre de soixante-dix compagnons récitateurs du Coran par ces tribus. Cette pratique a été maintenue pendant un mois, puis abandonnée lorsque la situation s'est résolue. Cela confirme le caractère temporaire et circonstanciel de cette forme de qounout.
اللَّهُمَّ اهْدِنَا فِيمَنْ هَدَيْتَ، وَعَافِنَا فِيمَنْ عَافَيْتَ، وَتَوَلَّنَا فِيمَنْ تَوَلَّيْتَ، وَبَارِكْ لَنَا فِيمَا أَعْطَيْتَ، وَقِنَا شَرَّ مَا قَضَيْتَ، فَإِنَّكَ تَقْضِي وَلَا يُقْضَى عَلَيْكَ
Phonétique : Allahumma ihdina fiman hadayt, wa 'afina fiman 'afayt, wa tawallana fiman tawallayt, wa barik lana fima a'tayt, wa qina sharra ma qadayt, fa innaka taqdi wa la yuqda 'alayk
« Seigneur, guide-nous parmi ceux que Tu as guidés, accorde-nous le bien-être parmi ceux à qui Tu l'as accordé, prends-nous en charge parmi ceux que Tu as pris en charge, bénis ce que Tu nous as donné, et protège-nous du mal que Tu as décrété. Car c'est Toi qui décides et nul ne peut décider contre Toi »
Version au pluriel pour l'imam dans la prière en commun
Lorsque l'imam récite le qounout an-nazilah en congrégation, les fidèles derrière lui lèvent les mains et disent « Amin » à chaque invocation. L'imam utilise la forme plurielle (« ihdina » au lieu de « ihdini ») car il invoque au nom de toute la communauté. Il est également permis d'ajouter des invocations spécifiques à la calamité en cours, en demandant à Allah de protéger les musulmans, de secourir les opprimés et de guider les égarés.
- Temporaire : le qounout an-nazilah est lié à une situation précise et cesse lorsque la calamité prend fin.
- Dans les prières obligatoires : contrairement au qounout du witr, il se récite dans les cinq prières quotidiennes.
- Après le ruku' : les savants s'accordent sur le fait que le qounout an-nazilah se récite après l'inclinaison, dans la dernière rak'a.
Quand réciter le qounout : avant ou après le ruku' ?
La question du moment précis où réciter le qounout dans la prière du witr fait l'objet de divergences entre les écoles juridiques. Les deux positions sont fondées sur des preuves valides, et le musulman peut suivre l'une ou l'autre en toute sérénité.
Avant le ruku' (inclinaison)
C'est l'avis de la majorité des savants hanbalites et de certains shafi'ites. Après avoir terminé la récitation du Coran dans la dernière rak'a du witr, le fidèle prononce le takbir (Allahu Akbar), lève les mains et récite la doua du qounout. Puis il s'incline normalement.
Après le ruku' (inclinaison)
C'est l'avis des savants shafi'ites et de certains hanbalites. Après le ruku', le fidèle se relève en disant « Sami'a Allahu liman hamidah », puis lève les mains et récite le qounout avant de descendre en prosternation. Cette position est soutenue par la pratique du qounout an-nazilah.
L'avis conciliant
Plusieurs savants contemporains, dont Cheikh Ibn Uthaymin, considèrent que les deux positions sont valides et que le fidèle peut alterner entre les deux. L'essentiel est de réciter le qounout avec humilité et présence du coeur, quel que soit le moment choisi.
Concernant le qounout an-nazilah, les savants s'accordent davantage sur le fait qu'il se récite après le ruku', dans la dernière rak'a, conformément à la pratique rapportée du Prophète (paix et salut sur lui). C'est également la position la plus pratiquée dans les mosquées lors des prières collectives en période de calamité. Pour en savoir plus sur les invocations après la prière, consultez notre guide sur les douas après la prière en islam.

Comment lever les mains durant le qounout
La manière de lever les mains pendant le qounout est un aspect pratique important que de nombreux fidèles souhaitent connaître. Les textes prophétiques et les pratiques des compagnons nous éclairent sur la position correcte à adopter.
Les savants recommandent de lever les mains à hauteur de la poitrine ou légèrement au-dessus, les paumes tournées vers le ciel, comme dans la position classique de la doua. Les mains ne doivent pas être écartées de manière excessive ni collées l'une à l'autre. C'est une position naturelle d'humilité et de supplique, qui traduit la dépendance du serviteur envers son Seigneur.
Position des mains
Les paumes sont tournées vers le ciel, à hauteur de la poitrine ou des épaules. Les doigts sont joints naturellement, sans crispation. Cette position exprime la demande et la réception de la miséricorde divine.
Le takbir avant le qounout
Si le qounout est récité avant le ruku', le fidèle prononce « Allahu Akbar » en levant les mains, puis les maintient levées pour la doua. Ce takbir supplémentaire est une sunna rapportée.
Passer les mains sur le visage
Les savants divergent sur le fait de passer les mains sur le visage après le qounout dans la prière. La majorité considère qu'il est préférable de ne pas le faire dans la prière, bien que cela soit permis pour la doua en dehors de la prière.
En congrégation
Lorsque l'imam récite le qounout à voix haute, les fidèles derrière lui lèvent les mains et répondent « Amin » à chaque invocation. Ils ne répètent pas la doua mais se contentent de dire Amin avec le coeur présent.
Il est important de souligner que la position des mains n'est qu'un aspect extérieur du qounout. Ce qui compte véritablement, c'est la présence du coeur, la sincérité de l'invocation et la conscience que l'on s'adresse directement à Allah, le Maître de l'univers. Le Prophète (paix et salut sur lui) a enseigné que la doua faite avec un coeur distrait n'atteint pas le même degré que celle faite avec concentration et humilité. Pour découvrir l'ensemble des invocations en islam, consultez notre guide complet.
Douas supplémentaires à réciter dans le qounout
En plus de la doua principale du qounout (Allahumma ihdini fiman hadayt), les savants recommandent d'ajouter d'autres invocations prophétiques pour enrichir sa prière. Voici les formules les plus authentiques à réciter après la doua de base.
1. La prière sur le Prophète (salat 'ala an-Nabi)
Il est recommandé de conclure le qounout par la prière sur le Prophète (paix et salut sur lui). Certains savants considèrent cela comme fortement recommandé, car le Prophète (paix et salut sur lui) a enseigné que toute doua est suspendue entre le ciel et la terre tant qu'on n'envoie pas la prière sur lui.
اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آلِ مُحَمَّدٍ
Phonétique : Allahumma salli 'ala Muhammad wa 'ala ali Muhammad
« Seigneur, accorde Ta grâce à Muhammad et à la famille de Muhammad »
2. Doua de demande de pardon (istighfar)
La demande de pardon est une invocation que le Prophète (paix et salut sur lui) récitait abondamment. L'ajouter dans le qounout est une pratique recommandée, surtout dans le dernier tiers de la nuit où la prière du witr est habituellement accomplie.
اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِرِضَاكَ مِنْ سَخَطِكَ، وَبِمُعَافَاتِكَ مِنْ عُقُوبَتِكَ، وَأَعُوذُ بِكَ مِنْكَ، لَا أُحْصِي ثَنَاءً عَلَيْكَ أَنْتَ كَمَا أَثْنَيْتَ عَلَى نَفْسِكَ
Phonétique : Allahumma inni a'udhu biridaka min sakhatik, wa bimu'afatika min 'uqubatik, wa a'udhu bika mink, la uhsi thana'an 'alayk, Anta kama athnayta 'ala nafsik
« Seigneur, je cherche refuge dans Ta satisfaction contre Ta colère, dans Ton pardon contre Ton châtiment. Je cherche refuge en Toi contre Toi. Je ne saurais dénombrer les éloges que Tu mérites, Tu es tel que Tu T'es loué Toi-même »
Rapporté par Abu Dawud (1427), at-Tirmidhi (3566), an-Nasa'i (1747)
3. Invocation pour la fermeté dans la religion
Cette doua peut être ajoutée dans le qounout pour demander à Allah la constance dans la foi et la protection contre les épreuves qui éloignent de la religion.
اللَّهُمَّ إِنَّا نَسْتَعِينُكَ وَنَسْتَغْفِرُكَ وَنُثْنِي عَلَيْكَ الْخَيْرَ وَلَا نَكْفُرُكَ وَنَخْلَعُ وَنَتْرُكُ مَنْ يَفْجُرُكَ
Phonétique : Allahumma inna nasta'inuka wa nastaghfiruka wa nuthni 'alaykal-khayr, wa la nakfuruk, wa nakhla'u wa natruku man yafjuruk
« Seigneur, nous implorons Ton aide et Ton pardon, nous faisons Ton éloge et ne Te renions pas, nous désavouons et abandonnons quiconque Te désobéit »
Rapporté par al-Bayhaqi dans as-Sunan al-Kubra, attribué à Omar ibn al-Khattab
Erreurs courantes à éviter dans le qounout
Malgré la simplicité apparente du qounout, certaines erreurs sont fréquemment commises par les fidèles. Connaître ces erreurs permet d'améliorer la qualité de cette invocation et de s'assurer qu'elle est conforme à la pratique prophétique.
Allonger excessivement le qounout
Certains imams allongent le qounout au point de fatiguer les fidèles, en particulier les personnes âgées et les malades. Le Prophète (paix et salut sur lui) recommandait la modération dans la prière. Le qounout doit rester raisonnable en durée, surtout en congrégation.
Transformer le qounout en sermon
Le qounout est une invocation adressée à Allah, pas un discours adressé aux gens. Certains imams profitent du qounout pour faire passer des messages aux fidèles, ce qui détourne cette pratique de son objectif premier.
Réciter des douas non authentiques
Il est préférable de s'en tenir aux invocations rapportées du Prophète (paix et salut sur lui) et de ses compagnons. Les formules inventées ou les douas dont l'authenticité n'est pas établie doivent être évitées, surtout en congrégation.
Négliger la présence du coeur
Réciter le qounout machinalement, sans réfléchir au sens des paroles, est une erreur majeure. Le qounout est un moment de connexion intime avec Allah, et chaque mot doit être prononcé avec conscience et humilité.
Confondre qounout du witr et qounout an-nazilah
Chaque type de qounout a son contexte et ses règles. Le qounout an-nazilah ne doit être pratiqué que lors de calamités avérées, sur décision de l'imam ou des autorités religieuses. Le pratiquer sans raison valable revient à innover dans la religion.
إن أحدكم إذا قام يصلي فإنما يناجي ربه
« Lorsque l'un d'entre vous se lève pour prier, il s'entretient en privé avec son Seigneur. »
— Rapporté par al-Bukhari (531)
Ce hadith rappelle la nature intime de la prière, et par extension du qounout. Chaque invocation prononcée est une conversation directe avec Allah, le Créateur des cieux et de la terre. Cette conscience devrait transformer radicalement la manière dont le fidèle aborde le qounout : non pas comme une simple formalité, mais comme un moment sacré de communion spirituelle.
Lire aussi
Doua du witr en islamDécouvrez les invocations complètes de la prière du witr, la dernière prière de la nuit, avec les textes en arabe et leur traduction.
Apprenez l'arabe pour comprendre les invocations dans leur langue originale
Maîtrisez la langue du Coran pour réciter le qounout et les douas avec compréhension et profondeur spirituelle. Découvrez nos formations en ligne adaptées à tous les niveaux.
Questions fréquentes
La doua du qounout est une invocation récitée durant la prière, principalement lors de la prière du witr. Le terme « qounout » signifie obéissance et dévotion envers Allah. L'invocation la plus connue commence par « Allahumma ihdini fiman hadayt » (Seigneur, guide-moi parmi ceux que Tu as guidés). Elle est rapportée dans un hadith authentique enseigné par le Prophète (paix et salut sur lui) à al-Hasan ibn Ali.
Le qounout du witr se récite dans la dernière rak'a de la prière du witr, soit avant le ruku' (inclinaison) selon l'avis de la majorité des savants, soit après le ruku' selon d'autres avis. Les deux positions sont acceptées. Le fidèle lève les mains et récite la doua du qounout après avoir terminé la récitation du Coran et avant de s'incliner, ou après s'être relevé de l'inclinaison.
Non, le qounout dans la prière du witr n'est pas obligatoire (wajib) selon la majorité des savants. C'est une sunna recommandée (mustahabb). La prière du witr reste valide même sans le qounout. Certains savants hanafites le considèrent comme wajib, mais l'avis majoritaire est qu'il s'agit d'une pratique recommandée que le Prophète (paix et salut sur lui) accomplissait régulièrement.
Le qounout al-witr est l'invocation récitée régulièrement dans la prière du witr, principalement la doua « Allahumma ihdini fiman hadayt ». Le qounout an-nazilah est une invocation exceptionnelle récitée lors de calamités (guerres, épidémies, catastrophes) dans les prières obligatoires, après le ruku' de la dernière rak'a. Le Prophète (paix et salut sur lui) a pratiqué le qounout an-nazilah pendant un mois pour invoquer contre certaines tribus.
Les savants recommandent de réciter la doua du qounout en arabe, surtout les formules prophétiques authentiques. Cependant, selon certains savants comme Ibn Taymiyya, il est permis d'ajouter des invocations personnelles dans sa propre langue après avoir récité la formule en arabe. Pour celui qui ne maîtrise pas encore l'arabe, faire la doua en français est toléré le temps d'apprendre le texte arabe.
Oui, il est recommandé (sunna) de lever les mains pendant la récitation du qounout. Les paumes sont tournées vers le ciel, à hauteur de la poitrine ou des épaules. Cette pratique est rapportée de plusieurs compagnons du Prophète (paix et salut sur lui). Certains savants précisent qu'il ne faut pas passer les mains sur le visage après le qounout dans la prière, contrairement à la doua en dehors de la prière.
Le qounout du witr peut être récité toute l'année, pas uniquement pendant le Ramadan. Le Prophète (paix et salut sur lui) priait le witr régulièrement. Cependant, certains savants recommandent de ne pas le réciter systématiquement chaque nuit pour ne pas le confondre avec une obligation. D'autres considèrent qu'il est préférable de le réciter régulièrement. Les deux avis sont acceptés.
Après avoir terminé la doua du qounout, le fidèle prononce le takbir (Allahu Akbar) et descend en prosternation (sujud) s'il récite le qounout avant le ruku'. S'il le récite après le ruku', il descend directement en prosternation. Il est également rapporté de dire « Subhana-l-Malik al-Quddus » trois fois après le taslim (salutation finale) du witr, en allongeant la voix à la troisième fois.
